dimanche 19 avril 2009

Bernard Werber, Paradis sur mesure



Quatrième de couverture :


Imaginez un monde uniquement peuplé de femmes, où les hommes ne sont plus qu’une légende…

Imaginez un monde où il est interdit de se souvenir du passé, où les gens n’ont qu’un seul intérêt : le cinéma…

Imaginez un humoriste qui partirait à la recherche du lieu où naissent les blagues anonymes…

17 histoires sous formes de contes, légendes ou fables.

17 histoires fantastiques pour frémir, rêver ou sourire.


Mon avis :


Quel bonheur !!! J’ai enfin retrouvé le Werber que j’aime. Certes si toutes les nouvelles de ce recueil ne sont pas égales, cela faisait très longtemps que Bernard Werber n’avait pas produit quelque chose d’aussi bon et créatif. Je me suis laissé embarquer par ces histoires fantastiques, souvent proches de la réalité.

Pour moi, la grande nouveauté dans ce recueil c’est le souci d’écologie et de sauvegarde de la planète qui anime Werber tout au long de ces histoires. On pourrait presque lui reprocher d’être parfois trop « extrémistes » dans les idées développées, notamment dans la première nouvelle qui a pour titre : « Et l’on pendra tout les pollueurs ».

J’ai eu quelques coups de cœur pour certaines de ces nouvelles : « Et l’on pendra tous les pollueurs », « Le sexe des fleurs » - qui est sans doute le plus beau texte de ce livre –, « Meurtre dans la brume », « Là où naissent les blagues » – Texte très noir sur le besoin d’humour –, et « Un amour en Atlantide ».

Je ressors de cette lecture réellement enchanté et rempli d’attentes vis-à-vis des futurs livres de Werber. Les derniers m’avaient beaucoup déçu, je trouvais qu’il commençait à s’encroûter royalement dans ses thèmes de prédilection. Avec Paradis sur mesure Werber a réellement su se renouveller et je n’aimerais pas être déçu une nouvelle fois…

Eric-Emmanuel Schmitt, La Part de l'Autre



Quatrième de couverture :


8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé.

Que se serait-il passé si l’Ecole des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artiste ?

Cette minute-là aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde…


Mon avis :


L’idée de départ de Schmitt était très intéressante et originale : que se serait-il passé si le destin d’Hitler avait été tout autre ? Pourtant je me suis un peu ennuyé dans ce livre, trop de longueurs à mon goût.

La structure du livre est très intéressante : on suit la vie du vrai Hitler en parallèle de ce qui aurait pu être sa vie s’il était devenu un artiste comme il le souhaitait. C’est d’ailleurs cette structure qui m’a amené à me poser à plusieurs reprises la question de savoir ce qu’aurait été ma vie si j’avais suivi d’autres chemins. Au niveau personnel, je trouve que c’est une démarche relativement dangereuse car elle est potentiellement génératrice de regrets. Au niveau historique c’est un autre problème : on ne refait pas l’histoire, elle est ce qu’elle est et ce que les hommes en ont fait, on ne peut pas revenir dessus. C’est pourquoi, à mon humble avis il faut prendre ce livre uniquement pour ce qu’il est : une fiction et surtout ne pas chercher à y voir une réécriture de l’histoire.

Ken Follet, Un monde sans fin



Quatrième de couverture :


1327. Quatre enfants sont les témoins d’une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d’enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait mettre en danger la couronne d’Angleterre.

Ce jour lie à jamais leurs sorts…

L’architecte de génie, la voleuse éprise de liberté, la femme idéaliste, le moine dévoré par l’ambition… Mus par la foi, l’amour et la haine, le goût du pouvoir ou la soif de vengeance, chacun devra se battre pour accomplir sa destinée dans un monde en pleine mutation – secoué par les guerres, terrassé par les famines, et ravagé par la peste noire.


Mon avis :


J’avais tellement aimé Les Piliers de la Terre – au point de lire à plusieurs reprises – que j’avais peur que cette suite ne soit décevante, comme le sont souvent les suites d’ailleurs. Ce ne fut pas le cas. J’ai retrouvé avec un plaisir non feint le talent de conteur de Ken Follet. Je me suis replongé avec délice dans les méandres de Kingsbridge et de l’Angleterre médiévale. Ken Follet a su me tenir en haleine tout au long des presque 1 300 pages de ce roman, grâce aux complots, aux ambitions de chacun mais aussi grâce aux passions et aux haines que les personnages éprouvent. Je vois mal – même si je me disais déjà ça après la lecture des Piliers de la Terre – comment Ken Follet pourrait y apporter une nouvelle suite.

Le problème avec ce livre, c’est qu’une fois la dernière page tournée on en veut encore, c’est le type de livre dans lequel on se sent plus que bien et qu’on n’a pas envie de refermer. Assurément un de mes coups de cœur de l’année.

Douglas Preston & Lincoln Child, Les Croassements de la nuit


Quatrième de couverture :


Medicine Creek, un coin paisible du Kansas. Aussi, quand le shériff Hazen découvre le cadavre dépecé d’une inconnue au milieu d’un champ de maïs, il se demande s’il ne rêve pas : le corps est entouré de flèches indiennes sur lesquelles ont été empalés des corbeaux. Œuvre d’un fou ? Rituel satanique ? Il faut le flair de Pendergast, l’agent du FBI, pour comprendre que cette sinistre mise en scène annonce une suite.

Qui sème parmi les habitants une épouvante d’autant plus vive qu’il ne fait pas l’ombre d’un doute, pour Pendergast, que le tueur est l’un d’eux…


Mon avis :


Ce n’est pas dans ce type de roman qu’il faut s’attendre à trouver un style flamboyant et exceptionnel, on en est même relativement loin. Non, c’est le genre de livre qu’on lit pour y trouver une histoire bien ficelée, de l’action à revendre, des personnages attachants. J’ai passé un moment très agréable au cours de cette lecture, d’autant que les auteurs se sont quelque peu attardés sur le passé indien des Etats-Unis et se sont servis du folklore indien pour asseoir leur action. A noter que la scène de poursuite finale qui a lieu dans les souterrains de Medicine Creek est rondement menée et très intéressante. Encore une fois, ce n’est pas avec ce livre que j’ai trouvé le chef-d’œuvre du siècle.