lundi 24 décembre 2007

vendredi 21 décembre 2007

Stieg Larson, Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes



Quatrième de couverture :

Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d’une île, la petite nièce d’Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.

Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.

Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.

Mon avis :

Lecturage, plaisirage, dévorage, dévoration, jubilation, aimage, adorage, presque nuit blanchage, envoutâge, limite orgasmiquationnel… Les mots de la langue française ne sont pas assez forts pour décrire les sentiments que j’ai ressentis en m’immergeant totalement dans ce livre, du coup j’en ai inventés quelques-uns.

C’est ma rencontre littéraire de l’année. Une vraie claque dans la gueule ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre aussi bon. C’est du grand art. Le style de l’auteur – ainsi que la traduction – est excellent. Le texte est d’une fluidité extrême. L’ambiance du livre est incontestablement noire, sans jamais être glauque ni angoissante. Les situations les plus crues sont décrites sans que jamais l’on ne tombe dans la vulgarité. Quant aux personnages… Ah ! les personnages !!! On n’a tout simplement plus envie de les quitter.

J’ai aimé l’atmosphère de ce livre, feutrée à souhait, comme j’aime. Ca m’a donné envie d’aller me perdre en Suède.

En fait, dans ce livre, on se croirait dans un Agatha Christie, élevé à la puissance 100. La comparaison ne va pas très loin, faut pas exagérer non plus, mais j’ai retrouvé chez Stieg Larson ce petit côté « cosy » que j’aime tant chez Agatha.

Ce livre est tout simplement du grand art. J’ai d’ailleurs grande hâte de me plongeationner dans le second volet de Millenium. Un grand merci à celui qui m’a fait découvrir ce « casse-noisettes suédois » (private joke !!!)…

dimanche 16 décembre 2007

Martin Page, Comment je suis devenu stupide



Quatrième de couverture :

Antoine a beau être diplômé d’araméen, de biologie et de cinéma, il n’en est pas plus heureux. Et, selon lui, ce sont précisément son intelligence et sa lucidité qui lui gâchent l’existence. Aussi décide-t-il d’arrêter de penser. Il envisage d’abord de devenir alcoolique, mais, dès le premier verre, il sombre dans un coma éthylique. Il s’intéresse ensuite au suicide, mais la mort ne l’attire décidément pas. Reste l’acte ultime : la crétinisation.

Loin de tout moralisme, avec humour et détachement, Martin Page pointe les contradictions contre lesquelles nous nous battons tous, pour peu que nous tentions de réfléchir.

Mon avis :

Encore une fois je me suis ennuyé ferme. Je m’attendais à un livre hilarant. Que nenni ! c’est un livre d’un ennui mortel. L’auteur veut trop intellectualiser la stupidité. Ce livre fait partie de ce que j’appelle « la branlette de méninges ». Ce n’est que du verbiage, presque des mots pour les mots. Triple bof !!!

Philip Roth, Le Complot contre l'Amérique



Quatrième de couverture :

Lorsque le célèbre aviateur Charles Lindbergh battit le président Roosevelt aux élections présidentielles de 1940, la peur s’empara des Juifs américains. Non seulement Lindbergh avait, dans son discours radiophonique à la nation, reprocher aux Juifs de pousser l’Amérique à entreprendre une guerre inutile avec l’Allemagne nazie, mais, en devenant trente-troisième président des Etats-Unis, il s’empressa de signer un pacte de non-agression avec Hitler. Alors la terreur pénétra dans les foyers juifs, notamment dans celui de la famille Roth.

Ce contexte sert de décor historique au Complot contre l’Amérique, un roman où Philip Roth, qui avait sept ans à l’époque, raconte ce que vécut et ressentit sa famille – et des millions de familles semblables dans tout le pays – lors des lourdes années où s’exerça la présidence de Lindbergh, quand les citoyens américains qui étaient aussi des Juifs avaient de bonnes raisons de craindre le pire.

Mon avis :

Je me suis ennuyé. Je m’attendais à beaucoup mieux. En fait, il ne s’agit que d’une chronique familiale. Les libertés que Roth a prises au niveau historique ne servent – à mon avis – que de toile de fond à l’histoire de la famille Roth. En fait, ce que j’attendais dans ce livre c’est que l’auteur transpose réellement le nazisme aux Etats-Unis et de voir ce qu’il en aurait fait. Au final, on se retrouve avec un pays aux tendances antisémites mais qui reste bien « gentillet » face à ce qui s’est réellement passé en Allemagne à la même époque. Ce ne me donne pas envie de lire d’autres livres du même auteur, du moins pas dans l’immédiat.

lundi 10 décembre 2007

Julien Green, Moïra



Résumé :

Dès sa parution en 1950, Moïra fut tenu pour un chef-d'oeuvre. Etudiant à l'université de Virginie, Joseph Day, 19 ans, "un roux violent et fanatique", s'impose par sa personnalité physique et morale. Il représente ce qu'on appelle un "puritain". La tentation fatale sera Moïra (forme irlandaise de Marie, comme Maura et Maureen). Habituée à séduire, Moïra ne s'attendait pas à être séduite à son tour par ce garçon vierge et passionné. Ils succombent l'un à l'autre. Mais, à l'aube de leur unique nuit d'amour, Joseph tuera Moïra. Reste à savoir si c'est elle, et elle seule, qu'il a voulu éliminer...

Mon avis :

Même si ce livre est considéré comme un chef-d’œuvre et un grand classique, je ne l’ai pas du tout aimé. Je me suis ennuyé pendant sa lecture. Ce n’est pas tant le style qui m’a déplu mais l’histoire en elle-même et surtout le personnage de Joseph Day, jeune fanatique, intolérant au plus haut point. Je m’attendais aussi à une histoire d’amour et je me suis retrouvé confronté à une histoire de haine. Ce roman ne restera pas un grand souvenir pour moi…

Marcus Sakey, Désaxé



Quatrième de couverture :

Danny Carter est un homme comme les autres. Après une jeunesse délinquante dans le quartier pauvre de Chicago où il a grandi, il mène aujourd'hui une vie sans histoire avec la femme qu’il aime.

Il pense avoir définitivement tiré un trait sur son passé, jusqu’au jour où Evan, son ami d’enfance, sort de prison avec un plan bien précis en tête, un plan qui concerne Danny et qui risque de faire voler en éclats son existence bien tranquille.

La dernière fois qu’ils se sont vus, sept ans plus tôt, Evan a sauvé la vie de Danny en abattant un homme au beau milieu d’un casse, avant de se faire arrêter. Danny a redouté pendant de longs mois le jour où la police viendrait frapper à sa porte, mais Evan n’a jamais dénoncé son complice, son ami.

Danny doit maintenant prendre une décision : être fidèle à son ami d’enfance, payer sa dette, quitte à sacrifier tout ce qu’il a construit, ou bien en finir avec son passé et affronter Evan. Les événements se précipitant à un rythme diabolique, il devra faire le bon choix : de celui-ci dépendent sa vie et celle de ceux qu’il aime.

Mon avis :

C’est un excellent thriller. Les personnages sont hauts en couleurs et attachants. L’action ne nous laisse pas une seconde de répit. J’aime ce genre de livre où la vie d’un homme (ou d’une femme) tout à fait ordinaire bascule du jour au lendemain, vie dans laquelle plus rien ne sera jamais comme avant. L’auteur a aussi mis en avant le choix de son destin : comment deux êtres que tout unissait (ou semblait unir) ont façonné leur vie respective par les choix qu’ils ont fait. Le destin n’est pas écrit, on peut toujours choisir et construire sa vie. Pour ne rien gâcher le style du livre est enlevé, percutant et jeune.