mercredi 28 mai 2008

dimanche 18 mai 2008

Régis Descott, Pavillon 39



Quatrième de couverture :

Il y a des erreurs qu’on aimerait n’avoir jamais commises.

Expert psychiatre dans un asile pour fous dangereux, Suzanne Lohmann ne pensait pas, en libérant Dante, l’un de ses patients du Pavillon 38, mettre en danger sa propre existence. Car dehors, les fous n’ont pas de camisole.

Mon avis :

J’ai moyennement aimé ce livre. L’histoire est certes une très bonne histoire, l’action et le suspens sont au rendez-vous et le livre est très bien écrit. Ce qui m’a surtout gêné dans ce roman c’est l’ambiance des hôpitaux psychiatriques. J’ai toujours été rétif à tout ce qui est psychologie et psychiatrie, pour le coup j’ai été servi… Ce que je n’ai pas trop aimé aussi c’est le coupable qui sort plus ou moins d’on ne sait où, totalement absent tout au long de l’histoire et qui apparaît dans les dernières pages. Quand un auteur utilise ce procédé j’ai toujours l’impression qu’il ne savait pas comment terminer son histoire et que l’apparition du « coupable » inattendu est un pis-aller…

Maxime Chattam, La Théorie Gaïa



Quatrième de couverture :

Imaginez que des émissaires de la Commission européenne sollicitent vos compétences pour résoudre un problème urgent… et top secret.

Imaginez que votre femme soit envoyée sur une île au bout du monde avec un parfait inconnu, et que l’on perde tout contact avec eux.

Imaginez que vous vous retrouviez isolé par une terrifiante tempête au sommet d’une montagne en compagnie de scientifiques mystérieux.

Imaginez que le nombre des tueurs en série ait été multiplié par dix depuis cinquante ans.

Imaginez que ces événements soient liés par la violence des hommes.

Vous n’avez toujours pas peur ?

Vous devriez…

Mon avis :

Encore une fois, un avis mitigé. J’aime l’écriture de Maxime Chattam qui m’embarque à chaque fois. J’ai toujours beaucoup de mal à décrocher d’un de ses romans. Ce fut le cas encore une fois. Malgré cela, l’histoire m’a laissé sceptique, certaines ficelles du livre étant un peu trop faciles à mon goût. L’histoire est plaisante, bien construite, avec tout le suspens nécessaire. Pour ceux qui connaissent on y retrouve même un peu de l’ambiance de la série « Lost ». Ce que je n’ai pas trop aimé c’est le ton alarmiste qu’il prend en ce qui concerne l’état de la planète. Certes, la Terre va mal, l’homme l’a trop martyrisée, mais je ne peux ni ne veux croire au tableau qu’il en dresse – l’histoire se situe dans un futur proche mais indéterminé. J’aime quand dans un livre je peux trouver quelque part une note d’espoir, si minime soit-elle. Dans le cas présent je cherche encore. J’attends que Chattam revienne à ce qui m’a fait aimer ses écrits : le vrai thriller, pur et dur, dans le style de La Trilogie du Mal.

lundi 12 mai 2008

jeudi 8 mai 2008

Amélie Nothomb, Antéchrista



Quatrième de couverture :

Avoir pour amie la fille la plus admirée de la fac, belle, séduisante, brillante, enjouée, audacieuse ? Lorsque Christa se tourne vers elle, la timide et solitaire Blanche n’en revient pas de ce bonheur presque écrasant. Elle n’hésite pas à tout lui donner, et elle commence par l’installer chez elle pour lui épargner de longs trajets en train.

Blanche va vite comprendre dans quel piège redoutable elle est tombée. Car sa nouvelle amie se révèle une inquiétante manipulatrice qui a besoin de s’affirmer en torturant une victime. Au point que Blanche sera amenée à choisir : se laisser anéantir ou se défendre.

Mon avis :

Voilà, c’est chose faite ! Je viens de terminer la lecture du seul Nothomb que je n’avais pas encore lu. Je ne regrette pas d’avoir attendu pour le lire. Je trouve que c’est un de ses meilleurs romans. Nothomb y laisse éclater toute la perfidie de ses personnages – qui, au passage, ont toujours des noms à coucher dehors. L’idée du roman est très simple : une amitié entre deux adolescentes et l’on suit les rapports de la dominante et de la dominée. On pourrait même dire que c’est un sujet des plus classiques. Pourtant La Nothomb y a ajouté sa patte, sa folie. J’adore. Et pour une fois, la fin du livre est plutôt très bonne !!!

Franck Thilliez, La Forêt des Ombres



Quatrième de couverture :

Hiver 2006. Cœur de la Forêt Noire.

Le froid, la neige, l’isolement… Les conditions idéales pour écrire sur un tueur en série, retrouvé pendu voilà plus d’un quart de siècle.

Le Bourreau 125.

Arthur Doffre, riche héritier, vieil homme paraplégique, souhaite le ramener à la vie par l’intermédiaire d’un roman. Un thriller que David Miller, auteur de polar occasionnel et embaumeur de profession, a un mois pour écrire, enfermé dans un chalet avec sa famille, Doffre et sa jeune compagne.

Mais il est des portes qu’il vaut mieux laisser fermées… et très vite, la psychose s’installe.

Ne reste alors qu’une seule solution : combattre ses peurs, repousser la folie, grouper ses maigres forces ; et affronter l’impensable…

Mon avis :

Tout ce que j’aime : un huis clos étouffant dont on peut palper l’épaisseur à chaque page, des personnages à la psychologie bien dessinée par l’auteur, une action à couper le souffle, des rebondissements multiples et variés. J’ai aimé cette histoire de tueur en série machiavélique, imprenable et insoupçonnable… La Forêt des Ombres est un très bon roman, et pourtant je suis un peu déçu : déçu parce que les solutions sont un peu trop faciles à trouver, j’ai trouvé une grande partie d’entre elles (pas toutes je dois bien l’avouer).

Ce que j’aime chez Franck Thilliez c’est son écriture simple, rapide, nerveuse, sans fioritures. J’aime aussi la place qu’il donne aux femmes : elle est importante, et, pour une fois dans un livre les femmes n’ont pas toutes le beau rôle et certaines peuvent devenir de vraies méchantes, voire pire…

lundi 5 mai 2008

Albert Camus, La Peste



Résumé :

Nous sommes à Oran, durant les années 1940. Le docteur Rieux découvre avec un étonnement plus stoïque qu'horrifié que la ville est touchée par une terrible épidémie mortelle : la peste. Les autorités prennent des mesures de sécurité et Oran se met en quarantaine : personne n'entre, personne n'en sort non plus... Rapidement impuissant face à l'étendue meurtrière de la maladie, Rieux s'entoure d'hommes de foi qui résisteront corps et âme contre le fléau. Parmi eux, Rambert, journaliste parisien, qui n'a pourtant qu'une idée en tête : fuir ; Grand, fonctionnaire appliqué, dont la seule crainte est la stérilité de l'écrivain qui se découvre ; Paneloux, le prêtre qui voit en la maladie un châtiment divin ; et Tarrou, homme torturé mais au cœur immense. Chaque jour ébranlés par l'injustice de l'épidémie, ils puiseront leur force dans leur amitié et feront preuve d'un rare courage et d'une grande détermination, ce, jusqu'à la fin... quelle qu'elle soit.

Evidente allégorie du nazisme, les protagonistes, qui se sont engagés dans une résistance sans faille, seront confrontés à la folie meurtrière, à l'égarement et la peur dans le stade (qu'on imagine en camp de concentration d'où s'élève une effrayante fumée...), l'impossibilité de quitter la ville, le difficile ravitaillement et les profiteurs... Le livre est d'autant plus fort qu'il se lit tel un roman, où l'on suit l'évolution de cette terrible maladie tout en imaginant ce qu'ont pu vivre les générations précédentes... On regrettera toutefois l'absence gênante des femmes (qu'on sait pourtant particulièrement courageuse dans ce contexte), et les digressions parfois légèrement adolescentes de l'homme qui ne parvient à trouver le sens de sa vie. Un immense classique, cependant.

Mon avis :

Je sais que je vais me faire huer et même si Camus est un de mes auteurs préférés, je me suis mortellement ennuyé en relisant ce monument de la littérature française, profondément ennuyé même, alors que je me faisais une joie de le relire. Je suis incapable d’expliquer l’origine de cet ennui, le fait est que je me suis traîné pendant cette lecture, hésitant même à plusieurs reprises à abandonner le livre. Pourtant c’est du Camus « pur jus », divinement bien écrit, des personnages au portrait finement brossé, une allégorie puissante de la guerre et du nazisme (l’ouvrage date de 1947). Je me demande si je n’ai pas ressenti l’ennui qu’ont dû éprouver les habitants d’Oran durant la peste de Camus…

vendredi 2 mai 2008

Frédéric H. Fajardie, Mélodie Bleu Nuit




Quatrième de couverture :

Des flics, des désespérés, des assassins, des fascistes, des rebelles… Mais où sont les durs ? Dans Mélodie bleu nuit, les personnages sont souvent rattrapés par une émotion venue de l’enfance. Frédéric H. Fajardie, l’un des maîtres de la nouvelle noire, raconte la détresse de ses « héros » ou leur révolte contre la société. Son écriture rythmée, d’une extrême concision, restitue « quelque chose » de la France de la fin des années 70 et du début des années 80, avec un goût certain pour la subversion.

Mon avis :

Il s’agit ici d’un tout petit recueil de toutes petites nouvelles, de valeur inégale selon moi mais très intéressantes. Le quatrième de couverture laissait promettait des nouvelles « noires », je ne suis pas déçu. J’ai aussi énormément apprécié le style de Fajardie, fin, percutant, jouant sur les allitérations et les sonorités. Malgré quelques nouvelles un peu moins bonnes, un petit régal. Avec ce livre je découvre aussi les éditions Mille et une nuits que je pense retrouver dans un futur proche et que je compte bien dévorer.

jeudi 1 mai 2008

Franck Thilliez, La Chambre des Morts



Quatrième de couverture :

En pleine nuit, au milieu de nulle part, un homme surgit et se fait renverser. A ses côtés, un sac rempli de billets. Voleur ? Trafiquant ? Peu importe. Deux millions d’euros, là, à portée de main. Aucun témoin. Que faire ? Appeler la police, ou disparaître avec l’argent ? Vigo et Sylvain, jeunes informaticiens au chômage, ne tardent pas à se décider. Le lendemain, une fillette aveugle est retrouvée morte dans un entrepôt. Peu après, une autre est enlevée. Diabétique. Ses heures sont comptées. Et si le magot n’était autre que la rançon destinée à sauver la vie d’une enfant ?

Mon avis :

Quelle noirceur !!! J’aime ce genre de livres où tout est noir, où l’on cherche désespérément la plus petite parcelle de lumière et d’espoir. C’est le premier roman de Franck Thilliez que je lis et je ne compte pas m’arrêter là. Les personnages sont finement dessinés par l’auteur. L’intrigue est sans faille et haletante. L’action est présente tout au long du livre. On n’a pas le temps de s’ennuyer. Le coupable est enfin un coupable intéressant (je n’en dirais pas plus pour ne rien dévoiler du livre), ou tout au moins inhabituel. Les deux informaticiens sont-ils d’innocentes victimes, prises dans un tourbillon qu’ils ne maîtrisent pas et qui va les faire sombrer ? Ou sont-ils coupables de cupidité, d’égoïsme et d’un manque criant d’empathie et de compassion ? Le livre aborde, outre une enquête policière classique, des thèmes tels que la difficulté de vivre dans une région ravagée par le chômage, le sentiment de culpabilité. Avec l’auteur on se pose aussi la question de savoir jusqu’où l’on peut aller afin de faire vivre sa famille.