mercredi 24 décembre 2008

Maurice Gouiran, Les Vrais durs meurent aussi



Quatrième de couverture :


Qu’un légionnaire assassiné nous entraîne dans les méandres de la Guerre d’Algérie… passe encore ! Mais quand deux, trois, puis quatre de ces mercenaires à la retraite sont retrouvés égorgés, difficile d’imaginer que d’autres guerres plus anciennes, l’Indochine ou la 2e Guerre Mondiale, puissent en être la cause ! Et pourtant…

Des faubourgs d’Alger au trésor des nazis, du delta du Mékong aux lacs autrichiens, de New York au camp des Oubliés, Clovis, égal à lui-même, va parcourir le monde et relire l’Histoire afin de démêler ce sac de nœuds aux racines obscures.

Mais quel est donc le lien entre les piliers du Beau Bar, ces virils baroudeurs et la Madone de Botticelli ?


Mon avis :


Ce livre est critiqué dans le cadre de l’opération Masse Critique du site Babelio.com.

Je suis très mitigé au sujet de ce livre. J’ai failli le lâcher au bout de quelques pages, tant le langage marseillais me gênait, à l’entendre c’est très agréable mais à le lire c’est beaucoup plus difficile, manquait un glossaire en fin de livre. Je me suis aussi dit au début du livre que ce n’était qu’un vulgaire roman de gare : on lit, on jette.

Plus j’avançais dans la lecture, plus je révisais mon jugement. Certes, je n’en ferais pas un de mes meilleurs livres de l’année, mais en grattant un peu la superficialité marseillaise qui sert de vernis à l’action du livre, on trouve un certain fond à ce roman. L’auteur y traite du lien qui se crée entre les hommes à la guerre, souvent un lien indéfectible, mais aussi de l’attitude plus que cavalière à l’encontre des réfugiés d’Indochine qui ont été parqués dans ce qui ressemble beaucoup à un camp de concentration (même si personne ne voudra jamais accepter cette appellation tant elle est chargée de sens), ces réfugiés étant, selon l’auteur, encore moins bien traités que les Harkis.

Au final, c’est un livre qui se laisse livre malgré ses défauts…



Harlan Coben, Dans les Bois



Quatrième de couverture :


Paul, jeune procureur, a connu bien des drames dans sa vie, mais sa douleur la plus vive reste la disparition de sa sœur adolescente, 20 ans plus tôt, dans les bois où a sévi un tueur en série. Lorsqu’il est appelé pour l’identification d’un corps, le passé – ses questions, ses secrets, ses menaces – ressurgit. La victime n’est autre qu’un des garçons qui avaient disparu à l’époque. S’il était en vie tout ce temps, sa sœur l’est-elle aussi ?


Mon avis :


J’ai retrouvé Harlan Coben avec un plaisir non dissimulé. Une fois de plus j’ai dévoré ce roman, ne le lâchant uniquement parce que le sommeil était le plus fort. J’ai retrouvé tout ce qui fait que je suis vite devenu fan de cet auteur : intrigue, action, rebondissements. Sans qu’il dispose d’un style hors du commun, ses livres sont diablement bien écrits et efficaces. Encore une fois, jusqu’aux dernières pages on n’est sûrs de rien. Si je devais faire un seul (petit) reproche à Harlan Coben, c’est que j’ai retrouvé un schéma relativement similaire à Ne le dis à personne, notamment au niveau du héros : un homme en proie au chagrin après la perte de sa femme.

Edna O'Brien, Dans la Forêt



Quatrième de couverture :


A la mort de sa mère, Michen s’enferme dans une solitude et une violence qui le conduisent tout droit en maison de correction. Des années plus tard, c’est un être instable et ravagé par l’enfermement qui revient semer le trouble dans le petit village irlandais qui l’a vu naître. Michen vole, menace, insulte la population, qui reste pétrifiée entre pitié et répulsion jusqu’à ce qu’il commette l’irréparable. Mû par une force incontrôlable et les voix qui ne le quittent jamais, il entraîne malgré eux une jeune femme et son fils dans les ténèbres du bois de Clooch. S’inspirant d’un fait divers qui bouleversa un petit village des tourbières irlandaises, Edna O’Brien décrit dans une écriture syncopée et polyphonique le délire psychotique d’un meurtrier, puis traque pas à pas son effort de rédemption.


Mon avis :


J’ai beaucoup aimé ce court roman. L’écriture est très nerveuse, ne laissant jamais un moment de répit au lecteur. On suit le parcours de ce paumé : on comprend pourquoi de simple délinquant il est devenu un meurtrier fou, on assiste à sa descente aux enfers.

Avec Edna O’Brien on pénètre dans la société irlandaise, ses mœurs, ses travers, ses démons, ses codes, ses interdits.

On ne peut pas ressortir de ce livre sans un sentiment de malaise que l’auteur a su créer tout au long de son récit.

Romain Sardou, L'Eclat de Dieu



Quatrième de couverture :


Au plus profond des souterrains de Jérusalem attend depuis toujours un objet propre à changer la face du monde : l’Eclat de Dieu…

C’est en tout cas ce que suspectent neuf chevaliers prêts à risquer leur vie pour le ramener au grand jour. Et quand, en 1099, la nouvelle tant attendue de la libération de Jérusalem tombe enfin, les chevaliers promettent protection et assistance aux milliers de pèlerins qui tenteront de rejoindre la Terre Sainte. Un gigantesque pèlerinage s’organise sous leurs ordres, qui leur permet de dissimuler le véritable but de leur voyage.

Mais l’un des neuf chevaliers est assassiné, juste avant le départ. Maladresse ou volonté, il laisse à son neveu Cosimo des lettres évoquant ce secret enfoui en Terre Sainte, un secret que possédait déjà le roi Salomon… Très vite le jeune homme découvre que son oncle a tout organisé comme s’il devait ne jamais revenir de ce pèlerinage. Pourquoi ?

A l’insu de tous, Cosimo se glisse dans l’un des convois de pèlerins, bien décidé à comprendre.

Que vont-ils chercher à Jérusalem ?


Mon avis :


Il s’agit là, très certainement, de mon nanard de l’année. J’ai trouvé ce livre très mauvais et j’ai été très déçu, je m’attendais à beaucoup mieux de la part de Romain Sardou dont j’avais bien apprécié le premier roman (« Pardonnez nos offenses »). On assiste ici à un mélange très peu subtil entre roman historique et science fiction. Du moins si j’étais écrivain je n’aurais pas tenté cela de cette manière. L’auteur passe sans prévenir du Moyen Âge à un futur sans date. On est avec les Croisés dans le convoi et on ne sait pas trop par quel tour de magie on retrouve les mêmes dans un vaisseau spatial (d’ailleurs toute la partie spatiale a un fort arrière-goût de Star-Trek). Je reproche à Sardou son manque de subtilité dans les transitions spatio-temporelles. Et surtout, je lui reproche de ne pas m’avoir embarqué dans son histoire. J’espère qu’il a fait mieux depuis.

vendredi 19 décembre 2008

Denise Mina, Sanctum



Quatrième de couverture :

Glasgow. Années 1990. Accusée d’avoir assassiné Andrew Gow, un tueur en série surnommé l’Ecorcheur du fleuve, la psychiatre Susie Harriot encourt la perpétuité. Comment cette éminente spécialiste a-t-elle pu commettre un tel acte : sectionner la langue de son patient avant de le laisser se vider de son sang ? Pour Lachlan, son mari, il s’agit d’une erreur judiciaire.

Décidé à prouver son innocence, il découvre peu à peu des zones d’ombres qui ébranlent ses certitudes. Mais impossible de renoncer à affronter la vérité. D’autant plus que si Susie n’est pas coupable d’un meurtre, elle l’est peut-être d’une faute encore plus terrible. Qui exige aussi que justice soit faite.


Mon avis :


Sanctum est un roman policier de très bonne facture mais qui n’apporte rien de nouveau au genre, il reste très classique en fait. J’ai bien aimé ce livre, les personnages sont attachants, l’action est rondement menée, ponctuée de petites pointes d’humour. Le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer. Ce qui me cause problème c’est qu’à force d’accumuler les romans de ce genre j’en deviens de plus en plus exigeant, et j’ai de plus en plus de mal à me contenter d’un polar classique. Mais, à l’occasion, je lirais d’autres ouvrages de Denise Mina.

Stephen King, Histoire de Lisey



Quatrième de couverture :

Pendant vingt-cinq ans, Lisey a partagé les secrets et les angoisses de son mari. Romancier célèbre, Scott Landon était un homme extrêmement complexe et tourmenté. Il avait tenté de lui ouvrir la porte du lieu, à la fois terrifiant et salvateur, où il puisait son inspiration. A sa mort, désemparée, Lisey s’immerge dans les papiers laissés par Scott, s’enfonçant toujours plus loin dans les ténèbres qu’il fréquentait…


Mon avis :


Encore un livre qui me laisse mitigé. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans. Une fois n’est pas coutume, j’ai trouvé l’écriture de Stephen King trop fouillis à mon goût – on pourrait même dire trop « touffue » - j’ai eu beaucoup de mal à me repérer dans l’histoire, d’autant plus que, fréquemment, il « saute » d’une scène à l’autre sans prévenir. Cela m’a déstabilisé un peu (j’aime que les livres aient une structure relativement bien visible).

L’histoire, quant à elle, reste du Stephen King classique : on retrouve dans le roman tout ce qui fait que Stephen King est Stephen King : le passage progressif d’une situation on ne peut plus réelle à une atmosphère fantastique, angoissante, où l’irréel n’est jamais loin, le thème de l’enfance, si cher à King, et le tout se passe dans l’Amérique profonde, cette Amérique simple qui m’attire tant.

Malgré les critiques que j’ai pu apporter j’ai quand même apprécié ce livre, sûrement parce qu’avec Stephen King j’étais en terrain connu. Mais, à mon sens, il ne s’agit pas de son meilleur livre, contrairement à ce que la critique a pu en dire. Pour résumer, je dirais que ce livre est un peu trop « bordélique » à mon goût…

dimanche 9 novembre 2008

Maxime Chattam, Autre Monde - Tome 1 L'Alliance des Trois



Quatrième de couverture :


Personne ne l’a vue venir.

La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, les palpent, à la recherche de leurs proies…

Quand Matt et Tobias se sont éveillés, la Terre n’était plus la même. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser.

Pour comprendre.

Pour survivre…

…A cet Autre-Monde.


Mon avis :


J’attendais le Chattam nouveau avec grande impatience tant j’étais resté sur ma fin avec ses trois derniers livres. Je n’ai pas été déçu. Le jeune auteur explore de nouveaux horizons littéraires. Avec cette aventure on se retrouve plongés dans un monde fantastique, qui n’a plus rien à voir avec celui que l’on connaît. Les influences de Chattam ont été nombreuses pour ce livre. Les références se multiplient : Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, et tant d’autres.

Après le Cinquième Règne (son premier roman) on retrouve le monde de l’enfance, sa magie, ses rêves, les premiers émois de l’adolescence. On se sent aussi très proche d’un univers à la Stephen King.

J’ai pris grand plaisir à dévorer ce livre : l’écriture est bonne, l’intrigue fait plus que tenir la route, elle tient le lecteur en haleine tout le long du roman. La dernière page refermée, on n’a qu’une hâte : que le deuxième tome arrive.

Visiblement, cette saga sera une trilogie, plus d’autres dérivés…

Michael Connelly, Le Poète



Quatrième de couverture :


L’affaire est claire pour tout le monde : Sean McEvoy, de la police de Denver, s’est suicidé d’une balle dans la tête. Pour tout le monde, sauf pour Jack, son frère jumeau… Un mot retrouvé près du cadavre le met sur la piste d’autres suicides qui n’en étaient peut-être pas. Leur point commun : des lettres d’adieu reprenant des poèmes d’Edgar Poe. Ces meurtres vont se révéler l’œuvre du tueur le plus redoutable de tous les temps…


Mon avis :


Enfin du vrai, du bon polar. Le lecteur n’a pas un moment de répit, même si j’ai trouvé que le début était un peu longuet. Michael Connelly a fait preuve de grand talent dans sa manière de mener l’intrigue. On passe de rebondissements en rebondissements, en ne se doutant jamais de la véritable identité du coupable. C’était mon premier Connelly, assurément ce ne sera pas le dernier.

Pêle-mêle



J’ai pris du retard dans mes articles, donc voici un 5 en 1.

Régine Deforges, Le Diable en rit encore :

On retrouve Léa et ses aventures. Le Débarquement a eu lieu, commence la Débâcle pour l’ennemi. On suit Léa et tous ses acolytes jusqu’à la Libération finale. Notre héroïne se retrouve confrontée à l’horreur de la guerre et à l’abomination des camps. Pendant ce temps-là les êtres chers au cœur de Léa continuent à mourir.

Régine Deforges, Noir Tango :

Cette fois la guerre est bel et bien terminée. Ce n’est pas pour autant que Léa peut prétendre au bonheur. Une fois de plus elle va être entraînée dans de grandes aventures. Elle retrouve son amie Sarah qui, durant la guerre, a été victime de la barbarie nazie. Sarah n’a plus qu’une seule idée : se venger et traquer les nazis en fuite dont ses propres bourreaux. Pour passer inaperçue dans sa quête, qui va la mener en Argentine, elle convainc François Tavernier – « l’homme » de Léa – de l’épouser afin de profiter de sa position de diplomate. Léa est contrainte d’accepter ce mariage de circonstance, mais ne compte pas laisser son homme lui échapper, elle va le suivre en Argentine, poussée par la passion qui l’unit à cet homme.

Régine Deforges, Rue de la Soie :

Léa a enfin retrouvé son François, mieux elle attend son enfant. Mais les hautes fonctions auprès du gouvernement de François le contraignent à partir (même si le pouvoir va le désavouer) pour l’Indochine. Léa donne naissance à un petit Adrien. Une fois assurée du bien être de son fils auprès de sa sœur Françoise Léa courre en Indochine pour rejoindre son François dont elle ne supporte plus l’absence.

Mon avis sur ces trois livres :

Même si au fil des livres l’intensité de l’action diminue, je ne me lasse pas de cette saga. Régine Deforges a choisi de faire vivre à son héroïne l’histoire si tumultueuse de la seconde moitié du XXe siècle, l’histoire n’étant qu’un prétexte à une action des plus romanesques. La qualité de l’écriture fait que les livres passent tout seuls, même si parfois l’action et l’intrigue laissent à désirer.

Jon Fasman, La Bibliothèque du Géographe :

Paul Tomm, journaliste débutant, se pique d’élucider la mort mystérieuse de son ancien professeur d’histoire. Mais sa curiosité en contrarie plus d’un… Paul est confronté à des individus prêts à tout pour s’approprier d’inestimables reliques. Quels sont ces étranges objets, malfaisants, occultes, dispersés depuis le XIIe siècle à travers le monde ? Un thriller érudit dans lequel présent et passé mènent une danse endiablée.

J’ai été déçu par ce livre. Je l’ai trouvé relativement plat, dans la veine de Da Vinci Code. Je me suis ennuyé : manque d’action, manque d’imagination même si l’idée de départ était très emballante pour quelqu’un qui, comme moi, aime l’histoire.

Haruki Murakami, Saules aveugles, femme endormie :

Jubilatoires, flamboyantes, hypnotiques, ces histoires courtes de Haruki Murakami nous plongent dans un univers délicieusement insolite et drôle, où d’une situation d’apparence anodine peuvent surgir à tout moment le fantasque et l’absurde.

Depuis un an, quand on la prend de court, Mizuki Ando est incapable de se souvenir de son nom. Elle se décide à consulter une psychiatre, loin de se douter qu’un singe cleptomane est à l’origine de son trouble…

Attiré par les deux millions de yens à la clé, un jeune homme se présente à un concours de pâtisserie. Mais qui peut bien se cacher derrière le jury de cette compétition nationale sous haute surveillance ?

La reine de beauté d’un lycée promet à son petit ami de faire l’amour avec lui après le mariage. Le temps passe, elle se marie… Avec un autre. Va-t-elle enfin tenir sa promesse ?

En 1971, un jeune homme cuisine sans relâche des spaghettis, qu’il mange seul et en silence. Quand, en décembre, le coup de fil d’une ancienne camarade de classe le sort de sa rêverie italienne.

Je me suis relativement ennuyé en lisant ce recueil de nouvelles. Elles sont d’une inégale qualité. Pour être honnête, beaucoup de ces nouvelles sont marquées par une fin que je n’ai pas compris, le plus souvent absurde. Malgré cela je reste fan de Murakami, surtout pour son style, le trouvant meilleur en roman qu’en nouvelles.

lundi 6 octobre 2008

Alex Barclay, Last Call



Quatrième de couverture :


Il entre chez ses victimes sans effraction. A croire qu’elles lui ouvrent la porte avec un sourire et lui offrent un café avant de finir le crâne défoncé, le visage mutilé, un téléphone à la main. A qui font-elles suffisamment confiance pour oublier les verrous, les digicodes et les caméras de sécurité, sinon à un maître des faux-semblants ?

L’inspecteur Joe Lucchesi, du département de la police de New York, est chargé de diriger l’enquête. Mais cette affaire ravive chez lui des blessures encore béantes : une fois, déjà, il a permis à un monstre de s’introduire dans son intimité, de meurtrir sa femme et son fils. Face au Visiteur, comme la presse surnomme le tueur qui terrifie les New-Yorkais, Joe Lucchesi n’a pas le droit de baisser la garde.


Mon avis :


Autant le premier roman d’Alex Barclay, Dark House, m’avait plu et emballé, autant ce second opus des aventures de l’inspecteur Joe Lucchesi m’a déçu. L’intrigue ne décolle jamais. En temps normal j’aime bien les écritures nerveuses, ici le style est un peu trop nerveux à mon goût, l’auteur passant d’une scène à une autre trop rapidement, sans réellement développer l’action ou ses personnages, c’est beaucoup trop fouillis à mon goût. Surtout je n’ai pas retrouvé l’ambiance qui m’avait tant charmé dans son premier roman. Pour finir, la traduction est déplorable, indigne d’une maison d’éditions telle que Michel Lafon : trop de fautes d’orthographe et de syntaxe. Ce livre ma laisse un arrière-goût de frustration en regard des attentes que j’y portais…

mercredi 1 octobre 2008

Harlan Coben, Ne le dis à personne...



Quatrième de couverture :


Imaginez…

Votre femme a été tuée par un serial killer.

Huit ans plus tard, vous recevez un e-mail anonyme.

Vous cliquez : une image…

C’est son visage, au milieu d’une foule, filmé en temps réel.

Impossible, pensez-vous ?

Et si vous lisiez Ne le dis à personne… ?


Mon avis :


Assurément c’est mon coup de cœur polar de l’année (même si, je le sais bien, ce livre n’est pas des plus récents, mais j’ai tellement de retard dans mes lectures !!!).

Je me suis laissé happer dès la première page, et j’ai eu énormément de mal à lâcher ce livre. J’ai rarement lu un roman de plus de 400 pages aussi rapidement. L’intrigue est implacable, l’auteur nous balade de piste en piste, évoquant toutes les hypothèses possibles, même si je me suis douté du dénouement en cours de lecture. En fait, j’ai tellement aimé ce livre que j’ai beaucoup de mal à en parler, à dire pourquoi je l’ai aimé à ce point. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu un roman policier de cette qualité, l’un expliquant peut-être l’autre. L’écriture est rapide, incisive, les personnages sont excellemment bien dessinés et Harlan Coben est un véritable artiste pour tenir son lecteur en haleine jusqu’au dernier mot. J’en redemande…

Nancy Pickard, La Vierge de Small Plains



Quatrième de couverture :


1987 : un cadavre enseveli sous la neige est découvert pendant une nuit de blizzard. C’est une jeune fille nue, atrocement mutilée. A la stupéfaction des habitants de Small Plains, personne ne vient l’identifier, réclamer sa dépouille ou pleurer sa disparition.

Pour cette petite bourgade du Kansas, où chacun connaît son voisin depuis l’enfance, c’est inconcevable, presque autant que le meurtre. Alors, au fil des années, la tombe anonyme devient un lieu de pèlerinage. Les malades, les amoureux déçus et les accidentés de la vie s’y recueillent, espérant un miracle de celle qu’on a surnommé la Vierge. Mais lorsqu’une vieille démente vient y mourir, la vérité, si longtemps enfouie, ne se laissera pas enterrer une deuxième fois.


Mon avis :


Un excellent thriller. Ce que j’ai surtout aimé c’est l’ambiance d’Amérique profonde qui se dégage du roman. J’aime ces petites villes américaines où tout le monde se connaît, où il est très difficile de garder un secret et où les ragots vont très vite, trop vite. L’intrigue est rondement menée et l’auteur nous tient en haleine jusqu’à la fin. Bien évidemment il y a l’incontournable histoire d’amour, mais on fait avec, pas le choix. Une fois, de plus, dans ce genre de livres, on se retrouve aux prises avec les codes sociaux qu’il ne faut absolument pas briser, sous peine de se voir exclu de la communauté…

Elizabeth Peters, La Pyramide oubliée



Quatrième de couverture :


Alors que les Emerson s’apprêtent à partir en Egypte pour la saison archéologique, une étrange rumeur leur parvient : des pièces rarissimes – notamment un magnifique scarabée – provenant, semble-t-il, de la collection d’antiquités d’Abdullah, leur ancien raïs, auraient été vendues en Angleterre, et ce serait David Todros – le futur mari de Lia, la nièce d’Amélia – qui aurait mené la négociation ! Amelia et son époux décident de tirer cette affaire au clair, sans en parler à David. Comme prévu, ils entreprennent des fouilles à proximité du Caire dans une petite pyramide qui va vite se révéler le lieu de tous les dangers. Coups de feu, éboulements, meurtre. Qui cherche à nuire aux Emerson ? Et pour quel motif ? Au terme de nombreuses péripéties, la perspicace Amelia résoudra l’énigme et la révélation finale sera aussi inattendue que surprenante…


Mon avis :


Encore un excellent épisode des aventures d’Amelia et Emerson. On retrouve l’Egypte avec un très grand plaisir. Les enfants ont grandi, les élans du cœur se font sentir. Les parents sont plus mûrs mais toujours aussi intrépide, drôles et avec des caractères bien trempés. L’humour est toujours présent, savamment distillé. Il ne faut pas s’attendre à de la grande littérature, mais les passionnés de romans d’aventures se retrouveront sans problème dans les livres d’Elizabeth Peters.



Quatrième de couverture :


« Malraux et moi, ce fut une grande histoire, et j’aimerais trouver pour en parler aujourd’hui les accents de ma passion d’alors, qui exaspéra mes amis les plus intimes, et fit rigoler les autres. J’éprouve la même difficulté que les gens qui racontent un premier amour. Je l’aime toujours, bien sûr, mais mon cœur ne fait plus un bond en voyant ses photos, mes joues ne se mettent pas en feu à chaque fois que j’entends prononcer son nom, mon cœur n’est pas « brûlant dans ma poitrine » quand je parle de lui. C’est un peu poussiéreux ; cela devrait me rassurer, mais m’attriste en réalité.

Reste toujours sa voix. Je ne peux pas l’entendre sans que mon poil se hérisse, et que ma gorge se noue.

Il est mort, bien sûr, mais le fait qu’il fût vivant n’a jamais eu une très grande influence sur notre vie commune. »

Depuis un coup de foudre lors d’une dictée par un gris matin d’automne dans un collège du Maine-et-Loire, sa folle passion a conduit Alix de Saint-André à toute sorte d’extrémités. Pour l’amour de Malraux, elle a acheté des chats de gouttière, appris la grammaire espagnole, visité la Bosnie en guerre, organisé une campagne télévisée, péroré à la chaire d’universités new-yorkaises, tenté un acrobatique ménage à trois avec Proust, traqué sa trace chez Chateaubriand, assassiné Rousseau, poursuivi toutes ses femmes d’une jalousie féroce et même kidnappé sa fille dans les pages d’un roman. Jusqu’au jour où elle s’est retrouvée face à face avec Florence, la véritable fille de son héros…


Mon avis :


Je dois bien avouer que dans le cas de ce livre j’ai beaucoup de mal à me faire un avis tellement le livre est inégal. J’ai adoré certains passages du livre et totalement détesté d’autres. En fait, les passages que je dis avoir détesté je ne les ai pas compris. Dans une grosse première partie du livre j’ai retrouvé l’Alix de Saint-André que j’aime : un très beau style, très littéraire, bourré d’humour et de petites phrases assassines. Elle retrace la genèse de son amour pour Malraux, nous apprend comment elle en est venue à l’écriture. C’est excellent. Dans cette première partie un chapitre est déjà totalement imbuvable, celui dans lequel elle nous parle de sa maîtrise sur Malraux. A son crédit elle prévient le lecteur qu’il peut zapper ce chapitre et que la non lecture de ce dernier n’influencera en rien la compréhension de la suite du livre. Soit ! Etant têtu je me suis fait un devoir de lire ledit chapitre. Elle avait bien raison, j’eus pu aisément m’en passer.

La lecture se gâte approximativement vers la fin du deuxième tiers du livre où elle tombe dans l’analyse littéraire pure et dure. J’avoue avoir lu le livre jusqu’à la dernière page alors que je voyais seulement des mots défiler devant mes yeux. Pour bien appréhender cette partie du livre il faut être spécialiste de Malraux, de Proust, de Chateaubriand et de Rousseau. Visiblement elle déteste Rousseau et ne m’a pas donné envie de le lire.

J’ai malgré tout bien ri à de nombreux passages, cette femme étant totalement folle (mais dans le bon sens du terme). Pour l’amour de son auteur elle e fait des choses insensées comme de faire du journalisme, comme – afin d’imiter le maître – de se rendre dans la Bosnie en guerre, s’imaginant que cette guerre était la Guerre d’Espagne de la fin du XXe siècle. Pour ne rien gâcher elle s’est liée d’amitié avec la fille de Malraux dont elle réalise une quasi hagiographie.

Alix de Saint-André n’a pas réussi à me donner envie de lire Malraux, par contre elle m’a grandement donné envie de lire Proust et Chateaubriand, et si je finis le nez dans le ruisseau, ce sera bel et bien la faute à Rousseau…

Conan Doyle, Le Signe des quatre



Résumé :


Mlle Mary Morston demande à Sherlock Holmes d'enquêter sur son père, officier aux Indes, disparu voilà dix ans, le 3 décembre 1878. Holmes et Watson se rendent avec elle à un mystérieux rendez-vous qui leur append la mort accidentelle du capitaine et l'existence d'un fabuleux trésor que son père avait rapporté des Indes. Holmes comprend très vite qu'il s'agit d'une vengeance.


Mon avis :


Bof !!! Je me suis grave ennuyé. Je viens de lire deux aventures de Sherlock quasiment à la suite l’une de l’autre : on s’en lasse très vite. C’est toujours la même chose, et Sherlock finit par devenir très agaçant. J’ai presque trouvé tout ça très plat au final. Je pense que je ne relirai pas de Conan Doyle avant un bon bout de temps…

Régine Deforges, 101, Avenue Henri-Martin



Résumé :


En cet automne 1942, le domaine de Montillac a bien changé. La vie est dure. Le bonheur a fait place aux deuils, l'insouciance aux privations. Au plus noir de l'Occupation, Léa Delmas va découvrir la délation, la lâcheté, la collaboration. Ses proches vont subir les tortures, d'autres trahir. Elle va choisir farouchement le camp de la liberté : la Résistance. Au mépris de tout danger, dans le Paris des faux plaisirs et des vraies horreurs, elle va s'opposer à l'occupant et tenter de sauver ceux qu'elle aime... Seuls son appétit de vivre, sa jeunesse, sa fougueuse sensualité lui permettront de tenir tête...


Mon avis :


L’impression du premier tome de cette saga-fleuve ne s’est pas démentie : j’adore. C’est un livre romanesque au plus haut point, et pourtant on y ressent très bien les horreurs de la guerre. On comprend le désir de s’engager dans la Résistance, le désir de vivre et de liberté. Léa est toujours aussi énervante… Bref, un roman dans lequel on aime se plonger et qu’on a beaucoup de mal à lâcher…

Elizabeth Peters, la Onzième Plaie d'Egypte



Quatrième de couverture :


Alors que l’intrépide Amelia Peabody, son séduisant Emerson d’époux, et Ramsès, leur fils si précoce à tous égards, s’en retournent vers l’Angleterre pour y prendre quelques vacances avant de revenir à leurs chères pyramides, voilà que la malédiction des pharaons semble les poursuivre.

En effet, au British Museum, c’est près du sarcophage d’une momie de la XIXe dynastie que l’on découvre le corps sans vie d’un gardien de nuit.

Amelia et Emerson – dont la réputation n’est plus à faire – vont devoir s’occuper de ce drame, lequel se révélera n’être qu’un prélude à une sinistre machination où nos vacanciers seront entraînés malgré eux…

Mais les fervents lecteurs de cette si originale série savent que le Maître des Imprécations et son intrépide épouse ont la vie dure… Au propre comme au figuré !


Mon avis :


Inconditionnel de cette série, je me suis une fois de plus régalé. Certes on se rapproche par moments du « roman Harlequin », mais à chaque fois que je me plonge dans les aventures de Peabody et Emerson la lecture se transforme en pur moment de plaisir. Il n’y a rien à comprendre, il suffit de se laisser porter par l’histoire et par les personnages tous plus truculents les uns que les autres. Petite originalité dans cet épisode, l’action se déroule en Angleterre, on ne mettra pas une fois les pieds en Angleterre.

lundi 8 septembre 2008

Conan Doyle, Une étude en rouge




Résumé :

Au No3 de Lauriston Garden, près de Londres, dans une maison vide, un homme est trouvé mort. Assassiné ? Aucune blessure apparente ne permet de le dire, en dépit des taches de sang qui maculent la pièce alentour. Sur le mur, griffonnée à la hâte, une inscription : Rache ! Vengeance ! Vingt ans plus tôt, en 1860, dans les gorges de la Nevada, John Ferrier est exécuté par de sanguinaires Mormons chargés de faire respecter la loi du prophète. Sa fille, Lucie, est séquestrée dans le harem du fils de l'Ancien. Quel lien entre ces deux événements aussi insolites que dramatiques ? Un fil ténu, un fil rouge que seul Sherlock Holmes est capable de dévider. Une intrigue tout en subtilités où, pour la première fois, Watson découvre le maître...

Mon avis :

Assurément pas le meilleur Sherlock Holmes. Une étude en rouge a le mérite d’être en fait la rencontre entre Holmes et Watson. Sinon, j’avoue m’être quelque peu ennuyé, heureusement que le texte n’est pas des plus longs. Que dire de Sherlock ? Toujours aussi futé, limite énervant. Bref, une lecture moyenne…