lundi 24 décembre 2007

vendredi 21 décembre 2007

Stieg Larson, Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes



Quatrième de couverture :

Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d’une île, la petite nièce d’Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.

Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.

Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.

Mon avis :

Lecturage, plaisirage, dévorage, dévoration, jubilation, aimage, adorage, presque nuit blanchage, envoutâge, limite orgasmiquationnel… Les mots de la langue française ne sont pas assez forts pour décrire les sentiments que j’ai ressentis en m’immergeant totalement dans ce livre, du coup j’en ai inventés quelques-uns.

C’est ma rencontre littéraire de l’année. Une vraie claque dans la gueule ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre aussi bon. C’est du grand art. Le style de l’auteur – ainsi que la traduction – est excellent. Le texte est d’une fluidité extrême. L’ambiance du livre est incontestablement noire, sans jamais être glauque ni angoissante. Les situations les plus crues sont décrites sans que jamais l’on ne tombe dans la vulgarité. Quant aux personnages… Ah ! les personnages !!! On n’a tout simplement plus envie de les quitter.

J’ai aimé l’atmosphère de ce livre, feutrée à souhait, comme j’aime. Ca m’a donné envie d’aller me perdre en Suède.

En fait, dans ce livre, on se croirait dans un Agatha Christie, élevé à la puissance 100. La comparaison ne va pas très loin, faut pas exagérer non plus, mais j’ai retrouvé chez Stieg Larson ce petit côté « cosy » que j’aime tant chez Agatha.

Ce livre est tout simplement du grand art. J’ai d’ailleurs grande hâte de me plongeationner dans le second volet de Millenium. Un grand merci à celui qui m’a fait découvrir ce « casse-noisettes suédois » (private joke !!!)…

dimanche 16 décembre 2007

Martin Page, Comment je suis devenu stupide



Quatrième de couverture :

Antoine a beau être diplômé d’araméen, de biologie et de cinéma, il n’en est pas plus heureux. Et, selon lui, ce sont précisément son intelligence et sa lucidité qui lui gâchent l’existence. Aussi décide-t-il d’arrêter de penser. Il envisage d’abord de devenir alcoolique, mais, dès le premier verre, il sombre dans un coma éthylique. Il s’intéresse ensuite au suicide, mais la mort ne l’attire décidément pas. Reste l’acte ultime : la crétinisation.

Loin de tout moralisme, avec humour et détachement, Martin Page pointe les contradictions contre lesquelles nous nous battons tous, pour peu que nous tentions de réfléchir.

Mon avis :

Encore une fois je me suis ennuyé ferme. Je m’attendais à un livre hilarant. Que nenni ! c’est un livre d’un ennui mortel. L’auteur veut trop intellectualiser la stupidité. Ce livre fait partie de ce que j’appelle « la branlette de méninges ». Ce n’est que du verbiage, presque des mots pour les mots. Triple bof !!!

Philip Roth, Le Complot contre l'Amérique



Quatrième de couverture :

Lorsque le célèbre aviateur Charles Lindbergh battit le président Roosevelt aux élections présidentielles de 1940, la peur s’empara des Juifs américains. Non seulement Lindbergh avait, dans son discours radiophonique à la nation, reprocher aux Juifs de pousser l’Amérique à entreprendre une guerre inutile avec l’Allemagne nazie, mais, en devenant trente-troisième président des Etats-Unis, il s’empressa de signer un pacte de non-agression avec Hitler. Alors la terreur pénétra dans les foyers juifs, notamment dans celui de la famille Roth.

Ce contexte sert de décor historique au Complot contre l’Amérique, un roman où Philip Roth, qui avait sept ans à l’époque, raconte ce que vécut et ressentit sa famille – et des millions de familles semblables dans tout le pays – lors des lourdes années où s’exerça la présidence de Lindbergh, quand les citoyens américains qui étaient aussi des Juifs avaient de bonnes raisons de craindre le pire.

Mon avis :

Je me suis ennuyé. Je m’attendais à beaucoup mieux. En fait, il ne s’agit que d’une chronique familiale. Les libertés que Roth a prises au niveau historique ne servent – à mon avis – que de toile de fond à l’histoire de la famille Roth. En fait, ce que j’attendais dans ce livre c’est que l’auteur transpose réellement le nazisme aux Etats-Unis et de voir ce qu’il en aurait fait. Au final, on se retrouve avec un pays aux tendances antisémites mais qui reste bien « gentillet » face à ce qui s’est réellement passé en Allemagne à la même époque. Ce ne me donne pas envie de lire d’autres livres du même auteur, du moins pas dans l’immédiat.

lundi 10 décembre 2007

Julien Green, Moïra



Résumé :

Dès sa parution en 1950, Moïra fut tenu pour un chef-d'oeuvre. Etudiant à l'université de Virginie, Joseph Day, 19 ans, "un roux violent et fanatique", s'impose par sa personnalité physique et morale. Il représente ce qu'on appelle un "puritain". La tentation fatale sera Moïra (forme irlandaise de Marie, comme Maura et Maureen). Habituée à séduire, Moïra ne s'attendait pas à être séduite à son tour par ce garçon vierge et passionné. Ils succombent l'un à l'autre. Mais, à l'aube de leur unique nuit d'amour, Joseph tuera Moïra. Reste à savoir si c'est elle, et elle seule, qu'il a voulu éliminer...

Mon avis :

Même si ce livre est considéré comme un chef-d’œuvre et un grand classique, je ne l’ai pas du tout aimé. Je me suis ennuyé pendant sa lecture. Ce n’est pas tant le style qui m’a déplu mais l’histoire en elle-même et surtout le personnage de Joseph Day, jeune fanatique, intolérant au plus haut point. Je m’attendais aussi à une histoire d’amour et je me suis retrouvé confronté à une histoire de haine. Ce roman ne restera pas un grand souvenir pour moi…

Marcus Sakey, Désaxé



Quatrième de couverture :

Danny Carter est un homme comme les autres. Après une jeunesse délinquante dans le quartier pauvre de Chicago où il a grandi, il mène aujourd'hui une vie sans histoire avec la femme qu’il aime.

Il pense avoir définitivement tiré un trait sur son passé, jusqu’au jour où Evan, son ami d’enfance, sort de prison avec un plan bien précis en tête, un plan qui concerne Danny et qui risque de faire voler en éclats son existence bien tranquille.

La dernière fois qu’ils se sont vus, sept ans plus tôt, Evan a sauvé la vie de Danny en abattant un homme au beau milieu d’un casse, avant de se faire arrêter. Danny a redouté pendant de longs mois le jour où la police viendrait frapper à sa porte, mais Evan n’a jamais dénoncé son complice, son ami.

Danny doit maintenant prendre une décision : être fidèle à son ami d’enfance, payer sa dette, quitte à sacrifier tout ce qu’il a construit, ou bien en finir avec son passé et affronter Evan. Les événements se précipitant à un rythme diabolique, il devra faire le bon choix : de celui-ci dépendent sa vie et celle de ceux qu’il aime.

Mon avis :

C’est un excellent thriller. Les personnages sont hauts en couleurs et attachants. L’action ne nous laisse pas une seconde de répit. J’aime ce genre de livre où la vie d’un homme (ou d’une femme) tout à fait ordinaire bascule du jour au lendemain, vie dans laquelle plus rien ne sera jamais comme avant. L’auteur a aussi mis en avant le choix de son destin : comment deux êtres que tout unissait (ou semblait unir) ont façonné leur vie respective par les choix qu’ils ont fait. Le destin n’est pas écrit, on peut toujours choisir et construire sa vie. Pour ne rien gâcher le style du livre est enlevé, percutant et jeune.

vendredi 23 novembre 2007

William Reymond et Billie Sol Estes, JFK le dernier témoin



Quatrième de couverture :

Le 22 novembre 1963, à Dallas, le 35e président des Etats-Unis, John F. Kennedy, est abattu. Depuis, de nombreuses théories, de la plus loufoque à la plus convaincante, ont été échafaudées sur l’identité et les mobiles de l’assassin.

Le journaliste français William Reymond se livre à une investigation méthodique, méticuleuse, digne des plus grands enquêteurs. Il a notamment recueilli un témoignage unique, celui de Billie Sol Estes, millionnaire texan ruiné qui fut le pourvoyeur de fonds occultes de Johnson, vice-président et ennemi personnel de Kennedy. Après avoir gardé le silence pendant plus de quarante ans, Estes s’est décidé à livrer le secret de l’assassinat le plus médiatisé de l’histoire.

Bien plus qu’un document à sensation sur l’identité des assassins de JFK, ce livre apporte un éclairage totalement neuf sur cet événement. Pourquoi JFK fut-il tué ? Et surtout par qui ?

Mon avis :

Au niveau du style il ne faut pas s’attendre à de la grande littérature. Ce livre est un pur travail de journaliste, factuel et froid. La théorie présentée dans ce livre est très séduisante parce que bien étayée et documentée. Cette théorie est-elle pour autant vraie ? Je n’en sais strictement rien. Je doute qu’on sache un jour ce qui s’est réellement passé le 22 novembre 1963 à Dallas. Je doute aussi qu’un jour les archives concernant cette affaire soient ouvertes au public et aux chercheurs. Ce livre fait une présentation assez sinistre du système politique américain, dans lequel tout s’achète, et surtout les voies… Doutiez-vous encore qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de l’Oncle Sam ?

mercredi 21 novembre 2007

Erin Hart, Le Lac des derniers soupirs



Quatrième de couverture :

Peut-on mourir assassiné de trois manières différentes ? Après la découverte d’un cadavre de l’âge de fer conservé dans une tourbière, probablement victime d’un acte rituel, d’une sorte de sacrifice humain, Nora Gavin, pathologiste américaine, est appelée sur un site de fouilles archéologiques, à l’ouest de Dublin. La découverte d’un deuxième cadavre qui porte une montre des plus modernes au poignet donne un autre visage à l’énigme. Nora et l’archéologue Cormac Maguire vont se retrouver pour tenter de percer le mystère de ces cadavres…

Mon avis :

C’est incontestablement un bon livre policier, mais au final je reste sur ma fin, déçu même. J’avais été emballé par le premier roman d’Erin Hart, Le Chant des Corbeaux, et là, je n’ai pas retrouvé l’atmosphère si particulière qui en avait fait tout le charme. A mon sens dans ce livre Erin Hart n’est pas allée assez au fond des choses, elle ne fait qu’effleurer les personnages, leur psychologie, tout comme l’action. Décevant !!!

dimanche 11 novembre 2007

J.K. Rowling, Harry Potter et les reliques de la mort



Résumé :

Harry a été chargé d'une sombre, dangereuse et apparemment impossible mission : celle de localiser et de détruire les Horcuxes restant de Voldemort. Jamais Harry ne s'était senti aussi seul, jamais Harry n'avait du affronter un avenir aussi incertain. Mais il doit, d'une façon ou d'une autre, trouver le courage de porter le fardeau qui est sur ses épaules. Abandonnant la chaleur, la sûreté et la compagnie du Terrier, il doit suivre sans crainte ni hésitation le chemin inexorable qui se présente à lui... Dans ce dernier opus de la série des Harry Potter, J.K. Rowling dévoile les réponses tant attendues aux nombreuses questions des fans du sorcier anglais.

Mon avis :

C’est difficile de livrer un avis sans dévoiler la fin de cette saga. Pour faire simple j’ai dévoré le livre et, bien évidemment, j’ai adoré. L’écriture est toujours aussi simple. Les personnages sont aussi attachants qu’au premier jour. Ce livre m’a autant emballé que le premier. Certaines scènes sont grandioses, notamment la Bataille de Poudlard, digne des meilleures scènes de bataille du Seigneur des Anneaux. Bien évidemment la tristesse est au rendez-vous, en effet plusieurs personnages meurent – ne comptez pas sur moi pour vous dire lesquels – alors qu’on aurait aimé que tout se termine pour le mieux.

J’ai aussi aimé ce livre pour les thèmes abordés et certaines analogies qui y sont faites, entre autres quand l’auteur aborde, de manière très détournée certes, le thème de l’euthanasie (à vous de découvrir à quel moment), ou encore le parallèle qui est fait entre la volonté des « adeptes » de Voldemort d’éliminer tous ceux qui ne sont pas des sang pur, en poussant un peu on pourrait assimiler Voldemort à un certain triste personnage de l’histoire contemporaine. Peut-être vais-je chercher un peu loin, mais c’est le sentiment que j’ai eu.

Enfin, on sait tout. Toutes les révélations sont faites, plus aucun doute ne subsiste. Mon seul regret, que cette saga soit terminée. Mais d’un autre côté je pense que l’auteur a su s’arrêter à temps… Je pense que, malgré tout, nous n’avons pas fini d’entendre parler d’Harry Potter.

samedi 10 novembre 2007

Bernard Werber, Le Mystère des Dieux



Résumé :

Troisième volet du Cycle des Dieux. Après avoir rencontré Zeus au sommet de la montagne d'Aeden, Michael Pinson retrouve sa classe d'élèves-dieux pour la partie finale. Ayant échoué à cet examen, il commet l'irréparable : tuer un autre élève-dieu. Il est condamné au pire châtiment : redevenir un mortel. Michael Pinson ne pourra pourtant pas aller au bout de cette expérience nouvelle car l'appel d'Aeden résonne à nouveau. Son ami le professeur Edmond Wells et Aphrodite, la déesse de l'amour, l'appellent pour la dernière grande odyssée, celle qui le mènera au sommet de la deuxième montagne, jusqu'au Créateur. Il va connaître enfin le Grand Secret de l'Univers.

Mon avis :

Si Bernard Werber ne se renouvelle pas rapidement je doute d’acheter encore un de ses livres. Ce sont toujours les mêmes choses qui reviennent dans ses romans. On finit par se lasser. Et pourtant, j’ai failli avoir un tout autre avis. En effet j’étais persuadé d’avoir trouvé la fin du livre, tellement ça semblait évident et, au final, il a choisi une option toute autre que celle à laquelle j’avais pensé. Cela mis à part, j’ai été énormément déçu. En fait, Werber m’a mis très en colère. Il tombe dans la facilité, j’ai trouvé la fin nulle. Pour ne rien arranger – je l’avais déjà remarqué dans ses précédents livres – Werber a un ego hors du commun, je dirais même qu’il tombe dans la mégalomanie. Je suis d’autant plus déçu que le sujet allié au talent de Werber auraient pu aboutir à quelque chose de vraiment grandiose. Pétard mouillé !!!

Stephen Carter, Echec et Mat



Quatrième de couverture :

L’ancien juge Olivier Garland vient tout juste de s’éteindre. Et déjà, les soupçons planent. Crise cardiaque ? Suicide ? Assassinat ? Difficile à dire. Magistrat républicain issu de la haute bourgeoisie noire, chef de famille sévère, opiniâtre et réactionnaire, l’homme était surtout connu pour ce terrible scandale qui, il y quelques années, lui avait coûté sa nomination à la Cour Suprême. Une sale affaire dont le souvenir éclabousse aujourd'hui la famille Garland. Notamment l’un des fils, Talcott, éminent professeur de droit et amateur d’échecs comme son défunt père, qui se retrouve entraîné malgré lui au cœur d’une machiavélique partie. Pour découvrir la vérité, le juriste est contraint de se replonger dans l’histoire sombre et mouvementée du patriarche. Un passé qu’il n’aurait jamais dû déterrer…

Mon avis :

Incontestablement il s’agit là d’un bon livre. Tous les bons ingrédients sont réunis : une histoire bien ficelée, des personnages hauts en couleurs, de l’action… Portant l’alchimie a eu du mal à opérer sur moi. Pour quelles raisons, je suis totalement incapable de le dire, peut-être est-ce dû à la longueur du livre (980 pages environ) ? J’ai, par contre, bien aimé, l’immersion dans le monde de la bourgeoisie noire américaine. Assurément ce roman ne restera pas l’un de mes grands souvenirs.

dimanche 21 octobre 2007

Fred Vargas, Dans les bois éternels



Résumé :

Envisager de raconter un roman de Fred Vargas frise le ridicule, aussi se contentera-t-on de dire qu’ici, comme dans Sous les vents de Neptune, Adamsberg est confronté à des résurgences de son passé qui le déstabilisent fortement. L’enquête qu’il mène sur la mort de deux gars qui se sont fait trancher la gorge à la Porte de la Chapelle le remet en présence d’Ariane Lagarde, la médecin légiste à laquelle il s’était opposé quelque vingt-cinq ans auparavant. Un de ses nouveaux collaborateurs ne semble pas particulièrement l’apprécier, ce qui le perturbe d’autant plus que ce lieutenant Veyrenc de Bilhc est béarnais comme lui, originaire du village voisin du sien.

Enfin Camille, dont il a eu un fils, qu’il garde régulièrement, semble voguer vers de nouvelles amours et s’être affranchie de leur liaison passionnelle pour glisser vers des relations amicales, qui ne lui conviennent absolument pas…

Mon avis :

Encore un livre que j’ai dévoré. Ce n’est que le deuxième « Vargas » que je lis, mais, tout comme pour Pars vite et reviens tard, j’ai littéralement dévoré ce roman. Les personnages sont hauts en couleurs, torturés à souhait, truculents au possible. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce livre un bon polar. D’autant plus que l’intrigue est à la hauteur. Jusqu’à la fin Vargas balade le lecteur au gré des hypothèses, jusqu’à la révélation finale qui, somme toute, est très logique et que l’on peut deviner très rapidement. L’art de Vargas est de construire une intrigue simple à dénouer par le lecteur mais ce dernier, au final, se laisse piéger par les chemins tortueux que prend l’auteur pour arriver à la conclusion finale. Du grand art ! Et un vrai grand plaisir de lecteur.

dimanche 14 octobre 2007

Ayerdhal, Transparences




Quatrième de couverture :

Elle tue sans hésiter, réagissant à tout ce qu’elle considère comme une agression sexuelle ou une simple atteinte à sa liberté. Ses actes sont toujours spontanés, brefs et extrêmement efficaces. Elle disparaît ensuite sans laisser de trace ni aucun souvenir précis aux éventuels témoins…

Qui est Anne X, meurtrière à douze ans de ses parents et d’un couple d’amis, soupçonnée depuis lors de près d’un millier de meurtres ? Criminologue québécois installé à Lyon, où il travaille pour Interpol, Stephen va aller de surprise en surprise au fur et à mesure qu’il explore son dossier. D’autant plus que l’implacable tueuse intéresse au plus haut point les services secrets de différents pays…

Par-delà la silhouette fascinante et insaisissable d’Anne X, c’est tout notre histoire contemporaine, de l’assassinat de Kennedy aux attentats du 11 septembre, que déploie Ayerdhal dans ce thriller politique qui est aussi, tout simplement, un grand roman de notre temps.

Mon avis :

Autant le dire tout de suite : cette histoire est totalement improbable. On n’y croit pas un seul instant. Les invraisemblances se multiplient au fil des pages, Anne X est trop « parfaite », trop « sur-femme » pour être humaine. Malgré cela ce livre se laisse dévorer avec un grand plaisir, l’auteur ne nous laisse pas reprendre notre souffle : action, coups de théâtre, bref tous les ingrédients d’un bon roman policier sont réunis. Pour ne rien gâcher Stephen Bellanger, le personnage principal du livre (si l’on omet Anne X) est très attachant car rempli de contradictions, de doutes et reste, au final, très humain à l’encontre de tous ces héros de polars quasi indestructibles. Bref, j’ai passé un très agréable moment de lecture en compagnie de ce livre, malgré les quelques réserves que j’ai pu émettre.

dimanche 7 octobre 2007

Muriel Barbéry, L'élégance du hérisson


Quatrième de couverture :

« Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai ».

Mon avis :

Je ne sais pas par quoi commencer. Je pourrais dire : « Le hérisson m’a TUER », ou bien encore « Barbery m’a coupé la chique !!! ». Certes je pourrais dire cela puisque c’est vrai. Ce livre est tout simplement beau. On se laisse happer par ces deux destins parallèles qui finissent par se rencontrer, l’histoire est simple, les deux héroïnes tellement attachantes. Jusqu’à quasiment la fin j’ai apprécié l’histoire donc, mais aussi le style : il est tellement rare de nos jours de trouver un livre écrit dans un style aussi soutenu que cela fait vraiment du bien. Pour être totalement honnête j’ai décroché à quelques passages, notamment quand Renée parle de l’art et de son rapport à celui-ci. Mais ces décrochages ne sont rien en comparaison de la beauté de ce livre.

Je disais donc que jusqu’à quasiment la fin j’avais énormément apprécié ce livre, et puis est survenue cette phrase « Parce qu’un camélia peut changer le destin. » (page 323), et à ce moment là les vannes ont commencé à s’ouvrir. Il est très rare qu’un livre m’émeuve à ce point et c’est ce qui fait que j’ai apprécié celui-ci à ce point. Je suis ressorti de cette lecture assez chamboulé, notamment à cause (ou grâce) à des phrases comme celle que je viens de citer. Une fois la dernière page fermée, impossible de penser à autre chose qu’au destin de ces deux femmes que tout semble séparer mais que le destin fera se rejoindre et, se sauver. Même si la fin est relativement prévisible, rien ne vient gâcher ce livre sur la beauté de la vie.

Sans aucun doute possible L’élégance du hérisson est mon coup de cœur de l’année.

David Wiltse, Coeur de cible



Quatrième de couverture :

Membre du service de protection du Président, Billy Tree est un agent modèle aux états de service irréprochables. Jusqu’au jour où une perquisition de routine tourne mal. Il est blessé et son équipier est tué : pour Billy, c’est la retraite anticipée et le retour avec médaille et traumatisme dans sa petite ville d’origine, Falls City. Un repos forcé dans ce coin perdu au fonds du Nebraska, au milieu des grandes plaines agricoles du Midwest, où il ne se passe jamais rien… Quoique, entre les bandes de motards, les petits dealers, les tensions racistes et le trafic d’armes à feu, la tranquillité ne tient qu’à un fil. Et le jour où deux enseignants du collège local sont abattus au 22 long rifle, ce fil se casse.

Dans la tourmente, Billy va retrouver ses vieux réflexes… et ses vieux démons.

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce roman policier qui, au départ, peut apparaître comme bien classique. Et pourtant ! En effet, il ne faut jamais se fier aux apparences, tout n’est pas toujours aussi simple qu’on le pense et c’est ce que va découvrir Billy Tree en revenant chez lui. J’ai aimé ce livre pour le tableau qui y est dressé de ce qu’on a coutume d’appeler « l’Amérique profonde » mais aussi, et surtout, j’ai aimé ce livre pour son héros un « flic » totalement hors normes et si l’on y fait pas attention on pourrait penser que Billy Tree n’est en fait qu’un looser. Que nenni ! il est juste gauche, pataud, et c’est ce côté « gros lourdaud » qui le rend très attachant et qui fait tout le charme du roman dont le final reste, malgré tout, très classique et très prévisible. A lire pour passer un agréable moment…

samedi 29 septembre 2007

Witold Gombrowicz, Les Envoûtés



Quatrième de couverture :

Il règne autour des murailles du sinistre château de Myslocz une atmosphère bien étrange. On raconte alentour qu’un trésor y serait enfoui, que certaines pièces seraient hantées, que le Prince, maître des lieux, serait frappé par la folie. Une « faune » singulière gravite autour de ce lieu maudit et maléfique : une jeune héroïne fatale, son double masculin qui attire le mal comme un aimant, un savant trop naïf, un secrétaire sans scrupule et un étrange mage…

Tous ces pions sont en place, certains sont littéralement possédés par d’autres, ou par le mal dans sa plus pure essence. Ils vont s’observer, se tromper, se haïr ou même s’aimer dans un climat d’angoisse et d’épouvante. Quel est donc le terrible secret qui peuple les corridors sombres de Myslocz ?

L’auteur :

Witold Gombrowicz est né en 1904 dans une famille de noblesse terrienne au sud de Varsovie. Il obtient une licence de droit en 1926. En 1928 il séjourne un an en France, puis fréquente assidûment les cafés littéraires en Pologne. Il publie un recueil de huit nouvelles en 1933 qui, complété par deux autres textes deviendra Bakakaï. En 1935 avec Ferdydurke, il laisse derrière lui les œuvres de jeunesse. En 1939, il est invité pour une croisière à destination de Buenos Aires. Pendant son séjour, la guerre éclate : il reste coupé de sa patrie 24 ans durant lesquels il vit en Argentine. En 1951 il collabore à la revue polonaise Kultura à Paris. Une partie de ses œuvres est publiée en Pologne en 1957 avant d’être aussitôt interdites. Elles le resteront jusqu’en 1986. Il s’installe en 1964 à Vence dans les Alpes Maritimes où il vivra ses dernières années jusqu’en 1969.

L’histoire du livre :

Les Envoûtés était initialement un feuilleton paru dans deux quotidiens polonais entre le 6 juin et le 30 août 1939. Ce récit d’épouvante, malgré son grand succès, laissait à ses lecteurs une vague impression d’inachevé. Et pour cause : en 1986 un intellectuel polonais découvrit par hasard dans de vieux journaux les trois derniers épisodes de ce roman noir. La fin, longtemps inconnue, de ce roman dans la veine gothique était enfin éclaircie. Avec Les Envoûtés, Gombrowicz signe une œuvre extraordinaire et glaçante qui débute comme une promenade de santé et s’achève dans un huis clos horrifiant.

Mon avis :

En toute honnêteté je suis incapable de dire si j’ai aimé ou pas ce livre !!! Je l’ai aimé pour la fresque sociale de la Pologne insouciante de l’avant-guerre, pour la description des lieux, cette Europe de l’Est à la fois si mystérieuse, mélancolique et, parfois, glauque. J’ai aussi aimé la progression que l’auteur a mis dans son histoire, on pourrait dire que c’est du Stephen King avant Stephen King : on part d’une situation tout à fait banale, normale pour arriver progressivement à l’épouvante. Enfin, la tension psychologique qui, elle aussi, monte progressivement entre les personnages m’a particulièrement plu.

Par contre j’ai trouvé par moments ce livre beaucoup trop long, ennuyant même et, au final, je n’ai pas eu si peur que ça.

Dennis Lehane, Shutter Island



Quatrième de couverture :

Nous sommes dans les années cinquante, au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island se dresse un groupe de bâtiments à l’allure sinistre, c’est un hôpital psychiatrique dont les patients, tous gravement atteints, ont commis des meurtres.

Lorsque le ferry assurant la liaison avec le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshall Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande des autorités de la prison-hôpital car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Œuvre incohérente d’une malade ou cryptogramme ? Au fur et à mesure que le temps passe, les deux policiers s’enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu’au choc final de la vérité.

Mon avis :

Ce livre est un véritable tour de force. J’ai plus qu’aimé, j’ai adoré. L’écriture est simple, fine et sans détours. L’auteur a su instiller une dose homéopathique d’humour pince sans rire qui détend une atmosphère lourde, oppressante et angoissante. Les deux « héros » du livre sont attachants. J’ai beaucoup aimé l’amitié que l’auteur a établi entre ces deux hommes, une camaraderie franche, virile et simple. Pourtant, dans ce livre tout n’est pas aussi simple qu’il y paraît et il faut toujours garder à l’esprit pendant la lecture que les apparences sont trompeuses. Je n’ose pas trop en dire sinon cela équivaudrait à dévoiler la fin de l’histoire et c’est justement cette fin surprenante qui en fait tout le charme. Quand j’ai choisi ce livre je l’ai fait en premier lieu parce qu’il s’agissait d’un huis clos, je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Dennis Lehane est un auteur que je ne connaissais pas jusqu’à ce livre, je dois dire qu’il est doté d’un énorme talent et si, cette histoire est tortueuse, torturée et tordue cela n’en reste pas moins du grand art…

Jean-Paul Dubois, Vous plaisantez monsieur Tanner



Quatrième de couverture :

Avant d’hériter de la maison familiale, Paul Tanner menait une existence paisible. Mais depuis qu’il a décidé de la restaurer, rien ne va plus ! Maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens fous, tous semblent s’être donné le mot pour lui rendre la vie impossible. Chronique d’un douloureux combat, galerie de portraits terriblement humains : le récit véridique d’un chantier infernal, coloré d’une bonne dose d’humour… noir !

Mon avis :

Futurs entrepreneurs de travaux dans votre maison, fuyez ce livre !

Celui qui s’est déjà lancé dans des travaux chez lui a déjà dû connaître au moins une des situations subies par ce pauvre monsieur Tanner !!! Ce livre est une petite bluette qui se lit en quelques heures, permet à la fois à vos zygomatiques de se détendre et de se muscler, apporte un peu de bonne humeur dans toute cette grisaille qui nous entoure. Jean-Paul Dubois ne donne pas envie de se lancer dans la rénovation d’une maison, à moins d’être le roi des bricoleurs, sinon à vos risques et périls…

Matthew Pearl, Le Cercle de Dante



Quatrième de couverture :

Boston, 1865. Un tueur en série inflige à ses victimes des supplices inspirés par L’Enfer de Dante. Dès lors, quatre hommes comprennent qu’ils deviennent les premiers suspects… En effet, ils sont tous réunis dans le Cercle de Dante, dont le but est de faire connaître La Divine Comédie, du même poète florentin. Les membres du Cercle de Dante savent qu’ils seront suspectés si quelqu’un fait le rapprochement entre les meurtres et les supplices racontés dans L’Enfer. Pour se disculper et pour sauver leur ville, les érudits s’improvisent détectives et une étrange chasse à l’homme commence…

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce livre qui mêle une très bonne enquête policière, un vrai roman d’aventures et une énorme culture de l’auteur sur Dante et ses écrits. Moi qui ne suis pas un fan de poésie, cela m’a presque donné envie de lire la Divine Comédie de Dante. J’ai bien dit presque ! Le livre traîne parfois en longueur, mais le tout reste une très agréable lecture et fait passer un très bon moment dans les méandres de la société bostonienne de la fin du XIXe siècle…

jeudi 13 septembre 2007

David Peace, 1974



Quatrième de couverture :

Après Jeanette Garland et Susan Ridyard, la jeune Clare Kemplay vient de disparaître sur le chemin de l’école. Son cadavre sera bientôt retrouvé dans une tranchée sur un chantier.

Nous sommes en 1974, dans la région de Leeds. Noël approche. Edward Dunford, reporter à l’Evening Post, est encore un néophyte qui fait ses premières armes dans l’ombre du journaliste vedette de la rédaction, Jack Withehead. Au volant de la vieille voiture de son père, il sillonne les routes de l’Ouest du Yorkshire, à la recherche d’indices susceptibles d’éclairer les meurtres de ces trois fillettes. Au début, il croit seulement chasser le scoop, mais plus il enquête, plus il découvre que bien des choses sont pourries au royaume du Yorkshire : policiers corrompus, entrepreneurs véreux, élus complices…

Mon avis :

Dans un de ses célèbres sketches Coluche se demandait si plus blanc que blanc ça existait. Quant à moi je me demande si plus noir que noir ça existe. En fait, oui ! ce livre. Pour être honnête je n’ai pas du tout aimé. L’écriture est beaucoup trop frénétique à mon goût. On perd relativement vite le fil de l’histoire. L’auteur saute trop facilement du coq à l’âne. Le personnage principal est trop tourmenté à mon goût. J’ai trouvé que le tout était, au final, non pas un joyeux mais un sombre bordel. De plus, cette histoire est censée se passer dans les années 1970 et je ne les ai pas reconnues.

Amélie Nothomb, Ni d'Eve ni d'Adam



Quatrième de couverture :

Stupeur et tremblements pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'âge adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employées. Ni d'Ève ni d'Adam révèlera qu'à la même époque et dans le même lieu, j'ai aussi été la fiancée d'un Tokyoïte très singulier." (A. N.) Une initiation amoureuse et culturelle, drôle, savoureuse, insolite et instructive (si les codes de la société japonaise demeurent souvent impénétrables, l'étranger qu'est l'Occidental est aussi source de quiproquos et de malentendus...).

Mon avis :

Je ne sais pas de quoi souffre Miss Nothomb en ce moment, mais j’en suis fort aise. Plus elle vieillit, meilleurs ses livres sont. J’ai littéralement adoré son dernier délire, qui se situe dans la digne lignée de son grand frère Stupeurs et Tremblements.

Je ne vais pas oser comparer Nothomb et Murakami, mais chez l’une comme chez l’autre on pénètre dans un Japon méconnu, loin des clichés traditionnels, je dirais presque le Japon réel.

Nothomb a su, une fois de plus, me faire hurler de rire à certains passages. Il y a notamment un passage sur la dégustation d’une fondue suisse (et non pas savoyarde) par la Miss et son fiancé de l’époque, le très étrange Rinri. Cette scène est d’un érotisme déguisé à la fois très puissant et totalement burlesque. Comme quoi chez Nothomb il y a toujours un rapport avec la bouffe !!! Bonne ou mal-bouffe ? Chez elle c’est difficile à dire. En fait je dirais qu’il s’agit de la « Nothomb-bouffe » ! Elle a des goûts tellement à part qu’on ne saurait la classer.

On se trouve aussi dans ce livre face à une Nothomb qui décide, afin de devenir une vraie japonaise, de gravir le Mont Fuji. Il s’agit, là aussi, d’un passage d’anthologie où toute la folie du personnage ressort au grand jour.

J’ai pris un énorme plaisir à dévorer ce livre, au style toujours aussi finement ciselé. La fin ? me direz-vous, mais la fin est prévisible. On la voit arriver dès le début, mais ne comptez pas sur moi pour vous la dire. Lisez ce livre.

Stephen King, Peter Straub, Territoires



Quatrième de couverture :

French Landing, paisible bourgade du Wisconsin, est terrorisée par un meurtrier cannibale qui enlève les enfants.

Face au mal absolu, le chef de la police locale fait appel à son ami, un ancien flic d’Hollywood, Jack Sawyer. Son enquête le conduit jusqu’à une étrange maison noire, demeure au bout d’un sentier perdu dans les bois. Les murs de la maison sont bizarrement flous : un bourdonnement indéfinissable l’entoure. Cet endroit réveille dans la mémoire de Jack les échos étranges d’un monde parallèle qu’il lui semble avoir déjà visité…

Mon avis :

J’avais beaucoup aimé le premier volet de cette saga, je préfère, et de loin, ce second volet. Il y a beaucoup plus d’action, l’écriture est beaucoup plus rapide. Tandis que dans Talisman on était dans le roman fantastique pur et dur, ici les genres se mélangent : fantastique, certes, mais aussi policier, thriller et j’irai presque jusqu’à dire roman psychologique.

Pour ne rien gâcher au plaisir, Stephen King, avec son acolyte Peter Straub, a su relier ce livre à une autre de ses grandes sagas. En effet on entend parler de la Tour Sombre. Je ne dirais par pourquoi et en quelle occasion sinon j’enlèverais de la saveur pour celui qui souhaite lire ce livre. Si l’on entend parler de la Tour Sombre on n’entend pas parler des héros qui composent cette fresque gigantesque de King.

Ce livre est à classer dans les très bons King. Si un jour j’en ai le temps je prendrais probablement grand plaisir à le relire.

vendredi 31 août 2007

Katherine Neville, Le Huit



Quatrième de couverture :

New York, 1972. Alors qu’elle s’apprête à gagner le Maghreb, Catherine Velis apprend d’un mystérieux antiquaire qu’elle court un grand danger : dans la désolation du Sahara, l’attendrait depuis toujours un fabuleux jeu d’échecs d’origine mauresque. Un jeu qui, en 782, envoûta dangereusement Charlemagne avant d’exciter onze siècles durant la convoitise de Richelieu, Robespierre, Catherine de Russie et Napoléon. Tous voulurent le mettre au service de leurs funestes dessins car, selon la légende, il ferait de son détenteur l’égal de Dieu…

En Afrique du Nord, la jeune femme, plongée dans une quête où se joue l’avenir même de l’humanité, découvrira qu’elle n’est pas seule à vouloir percer le secret de ce jeu maudit…

L’auteur :

Après avoir vécu dans les montagnes Rocheuses, Katherine Neville abandonne une carrière de mannequin et devient consultante internationale en informatique à New York. Dans les années 70, elle est mutée en Algérie au moment où tombe l’embargo de l’OPEP. De retour d’Afrique du Nord, elle travaille comme photographe dans le Colorado. Grâce à ses précédents travaux dans le domaine énergétique, Katherine Neville est sollicitée dans l’Idaho pour participer à la recherche sur l’énergie nucléaire et développer, dans le désert, des méthodes pour identifier et contrôler les matériaux toxiques et dangereux. En 1980, elle déménage à San Francisco où elle est vice-présidente de la Bank of America durant 10 ans. A l’âge de 40 ans, elle s’installe en Europe avec son ami le décorateur Karl Pribram, un scientifique mondialement connu. Après quelques années à l’étranger, le couple emménage dans les montagnes Blue Ridge en Virginie. Les divers métiers et expériences de Katherine Neville fournissent le noyau de son premier roman, Le Huit, best-seller traduit dans une vingtaine de langues, et du Cercle magique.

Mon avis :

Je ne sais pas par quel bout commencer. Ce livre est tout simplement génial. De la première à la dernière page on est embarqué dans une aventure totalement rocambolesque. L’écriture, finement ciselée, nous entraîne dans les arcanes des échecs, un monde feutré, avec ses codes biens établis et ses règles immuables. Pour ne rien gâcher au plaisir, le livre est parsemé de morceaux d’éruditions absolument passionnants, sans jamais la moindre cuistrerie, ni le moindre morceau de pédantisme. Les personnages sont soit très attachants soit détestables au point que l’on a envie de rouer ces derniers de coups. Mon plaisir à lire ce livre a été augmenté par les descriptions de l’Algérie, descriptions qui me donnent encore plus envie de découvrir ce pays (le premier à m’avoir donné envie de m’y rendre c’est Albert Camus – un jour peut-être).

Certes, le sujet traité dans le livre est plus qu’éculé – la lutte du bien contre le mal, en résumé – mais le traitement qui y est apporté vaut le détour, et la fin est très prévisible. Un livre à conseiller aux amateurs d’échecs –bien évidemment – mais aussi aux amateurs de mathématiques, de musique et tout simplement aux rêveurs. 950 pages de pur plaisir.

dimanche 26 août 2007

Erik Orsenna, La Révolte des Accents



Quatrième de couverture :

« Depuis quelque temps, les accents grognaient. Ils se sentaient mal aimés, dédaignés, méprisés. A l’école, les enfants ne les utilisaient presque plus. Chaque fois que je croisais un accent dans la rue, un aigu, un grave, un circonflexe, il me menaçait.

– Notre patience a des limites, grondait-il. Un jour, nous ferons la grève. Attention, notre nature n’est pas si douce qu’il y paraît. Nous pouvons causer de grands désordres.

Je ne prenais pas les accents au sérieux. J’avais tort. »

Mon avis :

Comme les deux premiers opus de cette « saga » d’Erik Orsenna – La Grammaire est une chanson douce et Les Chevaliers du Subjonctif – J’ai adoré et dévoré La Révolte des accents. Orsenna, une fois de plus fait montre d’une parfaite maîtrise de la langue française, il en joue avec délectation et me l’a fait redécouvrir à chaque fois. L’action du livre peut paraître simple, voire simpliste. On peut se demander : « Mais il nous prend pour des imbéciles ou quoi ? ». Mais il me semble qu’Erik Orsenna a trouvé le ton juste et le bon moyen pour faire aimer la langue française et nous en faire redécouvrir la grammaire et toutes ses subtilités de façon ludique. Je l’avais déjà dit quand j’avais parlé des Chevaliers du Subjonctif, mais il me semble que ces trois livres devraient être mis au programme des classes de français.

Malgré tout : je reste fâché avec les accents !

Keith Ablow, Compulsion



Quatrième de couverture :


Mauvaise publicité pour le milliardaire Darwin Bishop : un fait divers impliquant sa famille fait la une des journaux. Brooke, sa fille de cinq mois, vient d’être sauvagement assassinée. Son fils adoptif, Billy, adolescent présentant toutes les caractéristiques d’un psychopathe en puissance, est accusé du meurtre. Mais ce coupable idéal ne satisfait pas le chef de la police locale. Son ami, le psychiatre Frank Clevenger, vient enquêter sur cette affaire.

Frank s’aperçoit rapidement que, sous la coupe de Darwin, les Bishop vivent dans une atmosphère étouffante d’oppression et de violence. La famille est traversée de conflits si aigus que n’importe quel membre pourrait avoir tué Brooke.

Plongeant au cœur des névroses de chacun, Frank va devoir rouvrir toutes les blessures, y compris les siennes…


Mon avis :


J’avais adoré il y a quelques semaines de cela Psychopathe du même Keith Ablow. L’action de Compulsion se situe antérieurement à celui-ci. Je dois dire que j’ai un peu moins apprécié Compulsion, même si cela reste un très bon thriller, qu’il fait bon lire. Le livre est très noir, les personnages tourmentés à souhait. On atteint les bas-fonds de l’âme humaine. De plus, lorsque l’on croit que tout est terminé un nouveau rebondissement vient bouleverser toutes les convictions qu’on a pu acquérir au cours de la lecture.

Dans mes choix en matière de lecture, après seulement deux romans lus de cet auteur, Keith Ablow est en train de devenir une valeur sûre…

Stephen King, Peter Straub, Talisman




Quatrième de couverture :

La mère de Jack Sawyer, 12 ans, se meurt d’un mal inconnu, et il désespère de pouvoir l’aider. Le vieux Speedy Parker, gardien du parc d’attractions voisin, lui révèle l’existence d’un autre monde, qu’il appelle les territoires, un endroit magique où le ciel est transparent et profond, où les senteurs sont plus fortes, où tout est soudain plus clair. C’est là que se trouve la Talisman, le seul remède qui puisse sauver sa mère. Mais ce monde féerique est aussi terriblement dangereux.

Après des semaines d’épreuves au cœur de l’enfer et du désespoir, sautant d’une Amérique hyperréaliste et cruelle aux territoires ensorcelés, Jack finira par découvrir le Talisman. Mais saura-t-il résister à la force extraordinaire qui s’emparera alors de lui – et vaincre ses propres démons ?

Mon avis :

Il s’agit ici d’un Stephen King des plus classiques. En fait je devrais dire un King-Straub, mais le premier étant le plus connu on a facilement tendance à oublier Peter Straub. Je disais donc qu’il s’agissait d’un King-Straub des plus classiques. Tous les ingrédients qui font le plaisir d’une telle lecture sont réunis : intrigue, action, fantastique. On reconnaît la patte de King dans ce roman, notamment quand on passe subrepticement d’une normalité banale à une situation extra-ordinaire, c’est d’ailleurs ce qui m’a toujours plu chez Stephen King. On retrouve aussi dans Talisman un des thèmes chers à Stephen King, à savoir l’enfance, ses démons, ses peurs.

On arrive, au bout du compte, à un bon pavé – King est coutumier du fait – plutôt très réussi et que j’ai lu avec un plaisir non feint, même si, pour être totalement honnête ce roman se lit assez lentement, parce que long, touffu, fourmillant de personnages tous plus hauts en couleurs les uns que les autres.

mardi 31 juillet 2007

Haruki Murakami, Après le tremblement de terre


Quatrième de couverture :

Japon, 1995. Un terrible tremblement de terre survient à Kobe. Cette catastrophe, comme un écho des séismes intérieurs de chacun est le lien qui unit les personnages de tous âges, de toutes conditions, toujours attachants, décrits ici par Haruki Murakami. Qu’advient-il d’eux, après le chaos ? Séparations, retrouvailles, découvertes de soi, prise de conscience de la nécessité de vivre dans l’instant. Les réactions sont diverses, imprévisibles, parfois burlesques… Reste que l’art de Murakami est de montrer, avec modernité et délicatesse, la part d’ombre existant derrière les choses et les êtres, invitant le lecteur à y déceler le reflet de ce qu’il porte en lui-même.

Reconnu comme l’un des plus grands auteurs japonais contemporains, Haruki Murakami est traduit dans de nombreux pays. Aujourd'hui, la critique unanime, s’accorde à voir en lui un futur lauréat du Prix Nobel de littérature.

Mon avis :

En lisant de Murakami Kafka sur le rivage j’ai été touché en plein cœur. Et bien il réussit à rééditer la chose. Ce livre est tout simplement beau. Le style de Murakami est d’une concision et d’une délicatesse telles que ses mots vous inondent d’émotion. En sa compagnie on plonge dans un Japon qui oscille entre traditions et modernité. Ce que certains ont appelé « l’occidentalisation des mœurs » est en train de faire son travail dans ce pays délicat et précieux. Ces six courtes nouvelles sont, pour moi, un appel à la vie : vivre le monde tel qu’il est sans se poser trop de questions, une invitation à regarder son passé une bonne fois pour toutes afin d’aller de l’avant ensuite.

Murakami, un de mes nouveaux auteurs fétiches ? Très certainement. Une très belle rencontre ? Sans aucun doute.

Stephen King, Tout est fatal


Quatrième de couverture :

Ca vous dirait de vivre votre propre autopsie ?

De rencontrer le diable ?

De vous tuer par désespoir dans les plaines enneigées du Minnesota ?

De fuir la police en compagnie de Dillinger ?

De devenir assassin via l’internet ou de trouver la petite pièce porte-bonheur qui vous fera décrocher le jackpot ?

Alors, laissez-vous guider par Stephen King.

Mon avis :

Stephen King est meilleur en romans qu’en nouvelles ! Les quatorze nouvelles qui composent ce recueil sont d’une valeur inégale. Certaines sont vraiment prenantes et on se laisse prendre au piège. Notamment celle intitulée « Les Petites Sœurs d’Eluria, dans laquelle les afficionados de King retrouveront avec plaisir le héros de La Tour Sombre, Roland de Gilead. Au final, même si j’ai passé de bons moments, j’ai trouvé ce recueil relativement long.

Keith Ablow, Psychopathe


Quatrième de couverture :

« Docteur Clevenger,

Le sang des autres me couvre et me souille, pourtant mon cœur n’est pas dénué de bonté. Je n’ai pas de raison de tuer, mais je ne peux pas m’empêcher de le faire. Mon désir dévorant de la vie des autres est plus grand que l’envie de nourriture, de sexe ou de savoir. Il est irrésistible. »

Que faire lorsqu’un psychopathe croit pouvoir se délivrer de ses propres démons en provoquant les confessions de ses victimes ? Que faire face à un meurtrier insaisissable, surnommé « le tueur des autoroutes », qui élimine par empathie ses proies lorsqu’elles refusent de se confier davantage ? Un homme qui ait pourtant ouvrir en elles toutes les barrières mentales, qui pleure en les égorgeant et se conduit au quotidien comme le plus charmant des compagnons… Frank Clevenger, docteur en psychiatrie régulièrement sollicité par le FBI, se retrouve confronté à un cas particulièrement effrayant de schizophrénie. L’homme qu’il traque est un nomade, un psychiatre comme lui, un double en négatif de ce qu’il pourrait être…

Mon avis :

Tout ce que j’aime ! Un polar bien noir, sous toutes ses coutures. L’intrigue est menée de main de maître. Les personnages sont hauts en couleur, tourmentés à souhait. Le style de l’auteur est efficace et au bout du compte je me suis retrouvé face à un roman qui se laisse littéralement dévorer en très peu de temps. Voici un auteur que je viens de découvrir et dont je vais progressivement lire tous les ouvrages et surveiller avec impatience les nouvelles publications. Belle rencontre !

Elizabeth Peters, Un Crocodile sur un banc de sable


Quatrième de couverture :

« Sur la pente en contrebas se tenait la Chose sans Nom, immobile et livide à la clarté des étoiles. La pleine lune projetait sur elle une lumière sans ombre. Il n’y avait pas à s’y tromper : c’était bien elle. Je discernais presque le motif des bandelettes qui enserraient se poitrine. Sa tête, informe, était enveloppée d’une sorte de linceul. La vue seule de ce monstre au repos avait de quoi faire frissonner mais lorsqu’il se retourna sans hâte, inexorablement, j’eus le plus grand mal à dompter ma terreur. C’était comme une créature marine sans regard et sans yeux, surgie du fond de l’abîme et qui cherchait sa proie. »

L’indomptable Amelia Peabody, qui fait ici ses premiers pas sur la Terre des Dieux, se laissera-t-elle abuser par les facéties d’une momie somnambule ? Saura-t-elle soustraire se protégée aux entreprises d’un chasseur de dot cynique et langoureux ? Parviendra-t-elle à déjouer les roueries des indigènes ou à surmonter les mirages des sables et à dissiper les mystères qui jalonnent sa route, en digne émule de Sherlock Holmes et d’Indiana Jones ?

Mon avis :

Encore un très bon livre d’Elizabeth Peters. Je suis fan de ce genre d’histoire et plus particulièrement de cette série. Ici, nous nous retrouvons face au premier épisode des aventures de la famille Emerson. On assiste à la rencontre plus qu’explosive d’Amelia Peabody et d’Emerson : ils ne se quitteront plus. Les paysages sont toujours aussi enchanteurs. L’Egypte, antique et de la fin du XIXe s., fait toujours autant rêver. En refermant ce livre on n’a qu’une seule envie : trouver une machine à remonter le temps et s’évader quelques temps dans cette Egypte de légende.

Christian Carion, Joyeux Noël


Quatrième de couverture :

La guerre qui surgit en plein été 1914 oblige des millions d’hommes à quitter leur foyer pour rejoindre le front. Nikolaus Sprink, prodigieux ténor à l’opéra de Berlin, doit interrompre la carrière qu’il a entamée et se séparer de la belle Anna Sörensen, sa complice à la ville comme sur scène. Le prêtre Palmer, qui s’est porté volontaire, et Jonathan le sacristain quittent leur Ecosse natale, l’un comme soldat, l’autre comme brancardier… Dans la tranchée où il s’est replié avec ses hommes, le lieutenant Audebert ne peut s’empêcher à sa femme dont il n’a plus de nouvelles alors qu’elle est sur le point d’accoucher.

La guerre qui devait être courte s’installe. Survient Noël. Les tranchées éclairées par les guirlandes allemandes accentuent la mélancolie des hommes. Soudain, un signe, un coup d’œil, et voilà que d’un bord à l’autre, on enjambe les tranchées, on se parle, on échange des souvenirs, de l’alcool, des cigarettes. Palmer, Audebert, Ponchel, le Chtimi, tous se retrouvent sur le no man’s land, entre les tranchées françaises, écossaises et allemandes. Les soldats fraternisent. Nikolaus, qu’Anna a rejoint au mépris de tous les règlements, y donnera son plus beau récital.

L’improbable s’est produit.

Mon avis :

Si l’on dépasse le style qui reste pauvre, ce livre est une assez belle réussite – tout comme le film du même nom dont ce livre est inspiré et écrit par le réalisateur du film. L’émotion se cache à chaque coin de page. La stupidité et l’inutilité de la guerre sont flagrantes. J’ai retenu de ce livre le personnage de Ponchel, le Chtimi – formidablement incarné à l’écran par un Danny Boon touchant de justesse et de sensibilité – dont la mort à la fin du livre symbolise la vacuité de ce conflit.

samedi 14 juillet 2007

Colette Lovinger-Richard, Crimes en Karesme


Quatrième de couverture :

Mars 1292. La foire du Mi-Karesme commence dans l’effervescence. Marchands et acheteurs s’apostrophent, se congratulent, tandis que le vin coule, qu’indigents et prostituées hantent les quartiers mal-famés. Au matin du quatrième jour, on découvre le cadavre d’une follieuse, éventrée. Puis ce sont les corps de deux autres filles que l’on trouve, éventrées elles aussi. Les victimes n’ont en commun que leur chevelure d’un roux flamboyant : d’aucuns y voient le signe du Malin. La terreur et la rumeur enflent…

Sigismond Lajoy, le jeune médecin récemment arrivé à Compiègne, observe les us de la cité médiévale tout en soignant ses habitants ; ainsi va-t-il déchiffrer les tourments d’une âme devenue meurtrière.

Mon avis :

Ce livre avait tout pour me plaire : une intrigue policière avec un arrière-plan historique. Pourtant je sors de la lecture de ce livre plutôt déçu. Le style est assez lourd, trop pompeux, l’auteur étant trop désireuse de montrer sa science du Moyen-Âge. De plus, on découvre trop facilement qui est le vrai coupable…

Elizabeth Peters, L'Enigme de la momie blonde


Quatrième de couverture :

Le Caire, 1903. Les Emerson vont-ils pouvoir pratiquer tranquillement leurs fouilles archéologiques ? Rien de moins sûr… Pour commencer, un message sibyllin enjoint à Emerson de ne pas s’approcher de la tombe 20-A. Mais où cette tombe est-elle située exactement ? Existe-t-elle-même ? D’autres contretemps viennent perturber le début du travail. Un vieil ami séjournant au Caire semble être tombé sous la coupe d’une spirite, au grand désespoir de sa femme ; un colonel américain qui a servi durant la guerre de Sécession et dont les épouses sont mortes dans des circonstances assez troubles, s’enquiert auprès d’Emerson d’un éventuel garde du corps pour sa fille Dolly, apparemment menacée d’on ne sait quel danger ; cette même Dolly s’amourache de Ramsès, le fils des Emerson, devenu un séduisant jeune homme ; et, pour couronner le tout, le célèbre couple d’archéologues découvre une momie pour le moins étrange… Ce n’est qu’après avoir élucidé bien des énigmes que les Emerson pourront poursuivre leurs fouilles.

Mon avis :

Je suis assez fan des écrits d’Elizabeth Peters et des aventures de la famille Emerson. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un très agréable moment : intrigue, humour, cadre, arrière-plan historique. L’alchimie fonctionne très bien et, une fois la dernière page tournée on se dit deux choses : « déjà ! » et « encore ! ». On se laisse très facilement porté sur les bords du Nil et émerveillé par les paysages décrits…