samedi 9 mai 2009

Karine Giebel, Les Morsures de l'Ombre



Quatrième de couverture :


Une femme. Rousse, plutôt charmante.

Oui, il se souvient. Un peu…

Il l’a suivie chez elle… Ils ont partagé un verre.

Il l’a prise dans ses bras… Ensuite, c’est le trou noir.


Quand il se réveille dans cette cave, derrière ces barreaux, il comprend que sa vie vient de basculer dans l’horreur.

Une femme le retient prisonnier. L’observe. Le provoque. Lui fait mal.

Rituel barbare, vengeance, dessein meurtrier, pure folie ?

Une seule certitude : un compte à rebours terrifiant s’est déclenché.

Combien de temps résistera-t-il aux morsures de l’ombre ?


Mon avis :


Un thriller absolument époustouflant. Peut-être n’est-ce pas le chef-d’œuvre du siècle au niveau du style, mais en ce qui concerne l’action, les personnages, la tension, Karine Giebel – que je ne connaissais pas jusqu’à ce livre – n’a rien à envier aux plus grands. Elle nous tient en haleine de la première à la dernière page. Sur beaucoup de points, il y a énormément de ressemblances avec Misery de Stephen King et, à mon avis, le livre tient largement la comparaison. Ce que j’ai beaucoup aimé c’est que aucun personnage n’est totalement blanc, tous ont quelque chose à se reprocher. Ca fait du bien d’être confronté à des personnages qui ne sont pas lisses comme du marbre. Un livre, relativement court, mais qu’on n’arrive pas à lâcher une fois qu’on a mis le nez dedans.

Harlan Coben, Sans un mot



Quatrième de couverture :


Jusqu’à quel point connaît-on réellement son enfant ? Mike et Tia ne cessent de se poser la question. Depuis le suicide de Spencer, son meilleur ami, Adam, leur fils de 16 ans, est sombre et renfermé, ne se confiant qu’à son ordinateur. L’ordinateur justement, que sous couvert de protéger leur fils, Mike et Tia décident d’espionner. « Boucle-la et tu ne risques rien » : voilà le message inquiétant qu’ils y découvrent. Quand il s’avère que Spencer n’était pas seul le soir de sa mort et alors que ses parents s’interrogent sur leur fils, Adam disparaît sans un mot…


Mon avis :


Il n’est, forcément, pas très objectif, étant donné que je suis fan de ce qu’écrit Harlan Coben. Une fois de plus j’ai adoré. Je me suis laissé emporter par ce roman et ai eu beaucoup de mal à le lâcher, Coben utilisant une fois de plus un thème très original comme base de son histoire. Il faut bien l’avouer, les bases restent les mêmes, une histoire de famille dont l’homme da ladite famille est le héros, le sauveur. Pour l’instant je ne m’en lasse pas car à chaque fois je me laisse piéger, et n’ai eu qu’une hâte, le terminer.

Jasper Fforde, Délivrez-moi



Quatrième de couverture :


Thursday Next, détective littéraire et agent des OpSpecs, est de retour ! Après être entrée dans l’intrigue du roman Jane Eyre, elle bénéficie d’un repos bien mérité. Elle a aussi retrouvé l’homme de ses rêves, Landen, et comme un bonheur n’arrive jamais seul, la voilà enceinte ! Seulement, la corporation Goliath ne l’entend pas de cette oreille, et pour la contraindre à libérer le criminel qu’elle a enfermé dans un poème de Poe, le groupe tout-puissant fait éradiquer son mari de la réalité ! Seule Thursday se souvient que Landen a un jour existé… Et le portail de la prose ayant disparu, elle doit subir un entraînement spécial à la Jurifiction – la police interne des livres – avant de pouvoir reprendre ses voyages à l’intérieur des chefs-d’œuvre de la littérature.


Mon avis :


Une lecture jubilatoire !!!J’ai retrouvé Thursday Next avec une très grande délectation. C’est le genre de personnage de roman auquel on s’attache très rapidement, intrépide mais souvent très nunuche limite gourdasse. J’adore !!!

Ce que j’adore surtout dans cette série c’est l’imagination, l’inventivité, l’originalité et l’érudition de l’auteur. En effet Jasper Fforde a eu une idée de génie en partant de l’hypothèse de base que les livres – et leurs personnages – ont une vie propre, et qu’il est parfois nécessaire d’aller y mettre de l’ordre. En effet, que font les personnages des romans quand ils ne sont pas au premier plan de l’action ? Et bien, ils vivent leur vie tout simplement, s’échappent parfois de l’histoire dans laquelle ils sont censés être prisonniers, et font parfois des folies. Quoi qu’il en soit, ce concept ouvre la porte à des aventures sans fin pour Thursday Next. Un livre à mettre entre toutes les mains…

Franck Thilliez, L'anneau de Moebius


Quatrième de couverture :


Lamorlaye, Oise.

Vous rêvez. Vous vous voyez courir dans votre maison, les mains en sang. La police vous recherche pour le meurtre d’une gamine que vous ne connaissez pas.

Vous vous réveillez. Et vous comprenez que ces rêves sont dans votre futur.

Vous, dans quelques jours…


Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis.

Le corps mutilé d’une femme, enduit de vinaigre. Il semble avoir fait l’objet d’un rituel bien précis. Pour Victor Marchal, jeune lieutenant de police tout juste sorti de l’école, la descente aux enfers commence.


Aucune relation entre ces deux histoires, a priori. Et pourtant…


Mon avis :


C’est désormais une chose acquise : dès que je vois un nouveau livre de Franck Thilliez en librairie je l’achète les yeux fermés, sans me poser de questions. Une fois de plus je n’ai pas été déçu, même si quelque peu surpris au début, puisque Franck Thilliez a changé assez fortement d’optique. En effet, dans ce livre on plonge assez vite dans la science-fiction, même si le roman reste principalement, et avant tout, un vrai bon roman policier.

Pour résumer, la question que se pose Thilliez est de savoir si on peut influer sur son futur. Ici, même si je ne donnerai pas la réponse qu’il apporte à sa question, l’élément catalyseur de la réflexion des personnages sur le sujet sont les rêves.

L’intrigue et l’action sont rondement menés, il n’y a pas de temps mort, on ne s’ennuie pas une seconde.

Je n’en doute plus, Franck Thilliez, en tout cas en ce qui me concerne, fait partie des grands maîtres du polar/thriller à la française, je le considère même bien au-dessus d’un Jean-Christophe Grangé, et il n’a rien à envier aux maîtres anglo-saxons du genre. A découvrir si ce n’est pas déjà fait.

Dennis Lehane, Mystic River


Quatrième de couverture :


Ce jour de 1975, Sean, Jimmy et Dave sont loin de se douter que leur destin va basculer de façon irrémédiable. Une voiture s’arrête à la hauteur des enfants, deux hommes qui se prétendent policiers font monter Dave avec eux sous prétexte de le ramener chez lui. Il ne reparaitra que quatre jours plus tard. On ne saura jamais ce qui s’est passé pendant tout ce temps.

Vingt-cinq ans après les faits, les trois garçons ont fondé des familles. Comme un écho au kidnapping de Dave, l’assassinat de Katie, la fille de Jimmy, va les mettre de nouveau en présence. A mesure que Sean, qui est devenu flic, mène l’enquête, ce sont autant de voiles qui se lèvent sur de terribles vérités.


Mon avis :


Je suis un peu déçu par ce livre. J’avais adoré Shutter Island du même auteur, du coup j’attendais beaucoup de ce roman. Je l’ai incontestablement trouvé en-dessous. Pourtant, tous les ingrédients pour faire un bon thriller sont réunis : un meurtre, des personnages torturés et tortueux, de l’action… Peut-être est-ce le côté vraiment très noir de l’écriture qui m’a gêné ? de plus, avec une lecture attentive, on finit par se douter assez rapidement de ce qui s’est passé et de qui est l’auteur du coup de feu mortel. J’avoue ne pas trop savoir pourquoi je n’ai pas été emballé. Malgré tout le livre se lit très bien et on se laisse embarquer relativement facilement.