lundi 28 juillet 2008

P.D. James, Le Phare



Quatrième de couverture :

Au large de la Cornouailles anglaise, Combe Island abrite une fondation où des personnalités viennent jouir de la quiétude de ce lieu coupé du monde. Outre les résidents permanents, Nathan Oliver, un écrivain de réputation mondiale, y séjourne régulièrement, accompagné de sa fille Miranda et de son secrétaire Dennis Tremlett. Alors que l’île accueille deux nouveaux visiteurs, l’un de ses habitants est retrouvé mort dans des conditions pour le moins suspectes. Chargé de mener une enquête aussi rapide que discrète, le commandant Dalgliesh a très vite la certitude qu’il s’agit d’un crime.

Mon avis :

Etant un lecteur inconditionnel d’Agatha Christie je me suis régalé avec ce roman. En étant audacieux, on pourrait dire qu’il s’agit de la version de P.D. James des Dix Petits de Christie : une île, un petit groupe de personnes coupées du monde, groupe dans lequel se trouve obligatoirement l’assassin, un victime que tout le monde détestait et dont chacun avait une raison particulière de vouloir voir la mort… Je pourrais continuer l’énumération pendant longtemps encore. Bref, je me suis complu dans l’atmosphère de ce livre : on est confronté au huis clos traditionnel de ce genre de livre, mais on se retrouve aussi enveloppé par l’atmosphère de cette île, sauvage et reposante.

J’ai aussi beaucoup aimé dans ce livre la construction de l’intrigue, James n’a rien laissé au hasard, les personnages ont été merveilleusement bien dessinés. Il n’y a rien à jeter. J’ai passé de très bons moments en compagnie de ces presque 600 pages. J’en redemande…

Martha Grimes, Les Mots qui tuent



Quatrième de couverture :

Le très britannique commissaire Richard Jury et ses fidèles acolytes, Melrose Plant et le sergent Wiggins, quittent leur Albion bien-aimée pour les Etats-Unis où les attend un cadavre, objet d’un nouveau mystère à éclaircir sous des cieux moins familiers.

Tandis qu’il cherche une piste, et essaie de rassembler les pièces d’un puzzle fort dispersé, Melrose découvre un étrange manuscrit d’Edgar Allan Poe. Découverte extraordinaire ou obscur travail d’un génial faussaire ? Mais surtout premier indice…

Les voilà à Baltimore dans une atmosphère que l’auteur des Histoires extraordinaires lui-même n’aurait pas reniée.

Mon avis :

Il y a déjà eu de meilleurs Martha Grimes. J’ai trouvé le présent opus des aventures de Jury et Plant assez fouillis. J’ai eu du mal à rentrer dans l’intrigue. Malgré cela tout ce qui fait que j’aime les livres de Martha Grimes est bel et bien présent dans ce roman : l’humour pince sans rire, la bande de personnages tous plus déjantés les uns que les autres ainsi que le sens de l’intrigue de l’auteur. Cela reste quand même un livre moyen…

samedi 19 juillet 2008

Jeffrey Eugenides, Middlesex



Quatrième de couverture :

Quelle différence y a-t-il entre une paysanne grecque fuyant Smyrne incendiée par les Turcs en 1922, et une lolita américaine qui découvre qu’elle est aussi un garçon ? Deux générations. C’est en effet ce qui sépare Desdemona et Cal, la grand-mère et la petite-fille.

Cette extraordinaire saga gréco-américaine, mi-épopée, mi-roman d’apprentissage, est un livre « double ». Tout comme son héros/Héroïne, qui connaît la joie – et la douleur –d’appartenir aux deux sexes, avant d’opter définitivement pour celui qui lui convient. Un demi-siècle d’histoire se déroule ainsi sous nos yeux, pour aboutir à ce conte de fées moderne : la transformation d’une teenager en un personnage mythologique.

Mon avis :

Quel tourbillon que ce roman ! Au premier abord le thème du livre ne m’attirait guère : une histoire d’hermaphrodite. J’avais peur que l’on tombe très rapidement dans la psychologie pure et dure. Peur injustifiée. Ce livre est magique. Il y règne une atmosphère enchanteresse. On vit avec la famille Stephanides, avec son histoire qui se confond avec l’histoire des Etats-Unis. On traverse le XXe siècle avec eux. Ce livre est aussi un livre initiatique, on assiste au changement de Calliope en Cal, on suit ses doutes ainsi que le cheminement intellectuel et culturel qui mèneront ce personnage à faire son choix. Dans ce livre, Jeffrey Eugenides a voulu montrer – du moins c’est ce que j’en ai retenu – que la détermination du sexe d’une personne n’est pas seulement physique, elle est aussi culturelle. Ainsi, Calliope, à sa naissance, a été désignée comme étant de sexe féminin et a donc été élevée en fille, et, même lorsque le choix aura été fait, elle/il gardera des réflexes et des automatismes de femme.

Middlesex est un excellent livre qui m’a passionné de la première à la dernière page. Si on traverse l’histoire des Etats-Unis au XXe siècle, on effectue aussi une plongée dans les traditions et dans les coutumes grecques.

lundi 14 juillet 2008

Michael Marshall, L'Homme qui dessinait des chats



Quatrième de couverture :

« Révélation » pour Le Monde, « Surdoué » pour Le Nouvel Observateur, « Ecrivain majeur » pour The Guardian, Michael Marshall nous offre dans ce recueil trente nouvelles qui démontrent toutes les facettes de son talent.

Thriller, horreur, fantastique, littérature générale ou science-fiction, aucun genre n’est à l’abri de son imaginaire. Car c’est par la forme courte que Michael Marshall s’est d’abord illustré, remportant prix littéraire sur prix littéraire, et il y est toujours fidèle – entre chaque roman il continue de produire des nouvelles, incapable de faire taire ni ses mains ni cette voix si unique qui est la sienne, impressionnant jusqu’à Stephen King lui-même, pourtant roi de l’exercice.

A travers des aspects aussi quotidiens qu’Internet, la vie de couple ou un homme qui dessine des chats à la craie sur le sol, Michael Marshall ne souhaite qu’une chose : vous toucher au plus profond. Car qui sait ce que l’homme cache en son sein ?

Mon avis :

Pour ce livre, j’étais en mission commandée. Le deal : par l’entremise du site babelio j’ai reçu ce livre, gracieusement offert par l’éditeur, mon seul travail est d’en faire une critique.

J’ai eu beaucoup de mal à évoluer dans ce recueil de nouvelles. Un recueil de nouvelles ne se lit pas comme un roman : il faut prendre le temps de digérer une nouvelle avant de passer à une autre. De plus, il était difficile de passer d’une nouvelle à l’autre tant les thèmes abordés étaient différents.

Je n’ai pas aimé toutes les nouvelles du recueil. J’en ai trouvé certaines purement géniales, d’autres totalement inutiles et un certain nombre d’entre elles sont tout simplement très émouvantes.

Pour une fois le quatrième de couverture est juste : Michael Marshall est un digne héritier de Stephen King. Ses nouvelles commencent dans une situation de la plus normale banalité pour tourner imperceptiblement au fantastique. Marshall explore les méandres de l’âme humaine, sans concessions : au fil des nouvelles on rencontre de vrais salauds, de bons samaritains, des âmes en proie au doute, à la cupidité, à la jalousie, mais aussi des êtres bons amoureux…

Au final, je dirais que ce livre n’est pas particulièrement agréable à lire si l’on prend les nouvelles les unes à la suite des autres. Par contre, le plaisir grandit si l’on pioche une nouvelle au hasard et si l’on prend le temps de la savourer. Ce qui tendrait à me faire dire que je ne suis pas un fan des recueils de nouvelles et que celles-ci doivent être prises individuellement…



Cesare Battisti, J'aurai ta Pau



Quatrième de couverture :

La brève cavale de Maurice Stratos. Le fameux militant des « sans-logis » a succombé à ses blessures, après la collision entre la R5 de Jean Pain Katumbay, mort sur le coup, et une dépanneuse… Les deux victimes, chacune à sa manière, se trouvaient impliquées dans deux affaires judiciaires qui ont récemment défrayé la chronique dans la ville de Pau.

Maurice Stratos ? Le défenseur des SDF, mais aussi l’habitué du Pied de Porc à la Sainte-Scolasse et le partenaire du Poulpe aux échecs ? Evidemment, Gabriel Lecouvreur ne peut pas en rester là. Afin d’élucider cette mystérieuse affaire, il décide de se rendre à Pau. Dans cette petite ville d’apparence très calme, la loi du silence règne et notre enquêteur fait d’emblée figure d’intrus. L’énigme de la mort de Maurice Stratos commence à s’éclaircir lorsqu’il découvre que l’ancienne capitale du Béarn a été le lieu d’une véritable épuration des SDF.

Mon avis :

J’ai hésité à commencer ce livre. J’ai déjà eu une mauvaise expérience avec Battisti dont je n’avais pas aimé un des livres. Je me suis réconcilié (un peu) avec lui. Il a su se couler dans le moule du Poulpe, j’y ai retrouvé le Poulpe que j’aime. Ici on pénètre dans les méandres de la société paloise, où tout n’est pas si rose qu’il n’y paraît… Seul petit regret, je n’ai pas retrouvé dans les dialogues la verve et les jeux de mots légendaires du Poulpe…

José-Louis Bocquet, Zarmageddon



Quatrième de couverture :

Un soir, sur le parking de la cité des Musiciens, un simple deal de moteurs volés tourne mal… Une bombe explose, les voitures brûlent et on compte deux morts. Mais personne ne s’en inquiète, hormis Le Poulpe, ami de Rachid, l’une des victimes. Et l’amitié, pour Gabriel Lecouvreur, c’est sacré ! Pas question donc de s’attrister en restant les bras croisés.

Au risque de passer pour un flic et un justicier – ce dont il n’a que faire – le Poulpe s’installe dans l’appartement de Rachid et mène l’enquête à l’aide d’un jeune ado de la cité. Il découvre alors les haines et les rancoeurs de ce petit monde clos, avec ses règlements de compte et ses trafics. Avant de constater que la peste brune rode dans les parages…

Mon avis :

Ce que j’aime dans les aventures du Poulpe, c’est qu’à chaque fois on change de décor, on fait le tour de la France avec le Poulpe. On découvre la France, ses us et coutumes, les codes et les rites de chaque région… Ici nous découvrons le monde de la cité, qui apparaît telle un village où tout le monde se connaît et où, finalement, les secrets ne sont pas si faciles que ça à garder.

Jean-Bernard Pouy, a Petite écuyère à café



Quatrième de couverture :

L’horreur ! A l’état pu ! Deux adolescents menottés à des rails. Leurs yeux grands ouverts, leurs bouches qui hurlent, les phares du train qui approche dans un grondement assourdissant et les roues qui s’immobilisent cent mètres trop loin…

Suicide ? Le Poulpe n’y croit pas. Il veut y voir de plus près… Comprendre aussi qui sont ces types qui l’attendent en ricanant pour le balancer du haut d’une falaise.

Ah, la bonne société de Dieppe ! Ses fermes cossues, son honorabilité… De quoi donner quelques démangeaisons au Poulpe ! Et une sérieuse envie d’aller tataner la gueule des indélicats.

Mon avis :

Ha, le Poulpe, la fameux Poulpe… Je me régale à chaque fois que je retrouve Gabriel Lecouvreur et ses aventures, toujours rocambolesques, jamais soporifiques. Le présent roman est le premier opus de cette série fleuve et tout ce qui fait le charme et le succès du Poulpe est déjà présent. Un vrai régal à chaque fois…

vendredi 4 juillet 2008

Révolution

Les personnes qui me connaissent comprendront très rapidement le titre de cet article, pour les autres je m'explique, et ce sera très rapide : depuis des années mon entourage me tannait pour que je passe mon permis de conduire, c'est chose faite et j'en suis titulaire depuis le 22 mai dernier. Première révolution.

La seconde révolution était de trouver une voiture, c'est chose faite depuis cet après-midi. Malheureusement je ne l'ai pas encore, encore presque 15 jours de patience avant de l'avoir.

Puisque, je le sais, vous voulez tout savoir, il s'agit d'une Peugeot 107 1.0 urban 3P, de mars 2006 et qui n'a que 16 000 km au compteur, pour la modique somme de 6578 € (tant qu'à faire autant tout vous dire).

Voilà, vous savez tout. J'oubliais, le plus important, la couleur de la bête... Regardez la photo et vous saurez... Très discret, n'est-il pas. Au moins, je suis sûr de la retrouver dans les parkings...