dimanche 24 juin 2007

Joseph Kessel, L'Armée des Ombres


Quatrième de couverture :

C’est à Londres, en 1943, que Joseph Kessel, conteur inégalable et premier chroniquer de notre temps, a écrit L’Armée des Ombres, qui n’est pas seulement l’un de ses chefs-d’œuvre mais le roman-symbole de la Résistance que l’auteur présente ainsi : « La France n’a plus de pain, de vin, de feu. Mais surtout elle n’a plus de lois. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs envers la patrie. […]

Jamais la France n’a fait guerre plus haute et plus belle que celles des caves ou s’impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d’où partent ses enfants libres, des cellules de torture où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres.

Tout ce qu’on va lire ici a été vécu par des gens de France. »

Mon avis :

Ce livre est tout simplement beau, c’est – comme il est dit dans le quatrième de couverture – un chef-d’œuvre. Avec des mots simples mais percutants, Joseph Kessel décrit l’action de ces hommes et de ces femmes afin de libérer la France, afin que chacun puisse retrouver sa liberté individuelle et surtout sa fierté et son honneur. La très grande majorité de ces femmes et hommes sont des gens normaux, comme vous et moi, que rien ne prédestinait à un tel parcours, semé d’obstacles et qui en a conduit beaucoup trop à la mort. Ce livre est plus qu’un hommage c’est un appel à la liberté, mais aussi (et peut-être surtout) à la vigilance afin que plus personne ne soit obligé de mener un tel combat.